Plongée dans les coulisses du spectacle de Robert Hossein à Lourdes

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Plongée dans les coulisses du spectacle de Robert Hossein à Lourdes © Céline Anay Gautier
Plongée dans les coulisses du spectacle de Robert Hossein à Lourdes
Plongée dans les coulisses du spectacle de Robert Hossein à Lourdes © Céline Anay Gautier

Samedi 13 août 2011, Robert Hossein, 84 ans, donne, pour une unique représentation, Une femme nommée Marie, son nouveau spectacle, dans les sanctuaires de Lourdes, retransmis en direct sur France 3. Ultimes préparatifs et témoignages des acteurs.

Pèlerin : Comment est née cette idée d’'un spectacle donné à Lourdes ? 
Robert Hossein : Je rentrais de Gavarnie où j'étais allé voir mon fils, comédien, jouer Cyrano de Bergerac. Sur la route du retour, nous avons décidé, mon épouse Candice et moi, de nous arrêter à Lourdes. En arrivant sur l'esplanade, quand j'ai eu face à moi la basilique du Rosaire, j'ai ressenti un choc inexplicable.

Je me suis écroulé en larmes. Cela a duré deux, trois minutes, si bien que ma femme a cru que je faisais une crise cardiaque et voulait appeler un médecin ! Moi, je me disais juste : « Il faut que je monte un spectacle ici. »

En quoi le lieu vous a-t-il inspiré pour la création d'’Une femme nommée Marie ? 
J'ai beaucoup lu sur sainte Bernadette. Enfant, elle n'avait pas pu aller au catéchisme, ne savait ni lire ni écrire. J'ai donc imaginé que Marie allait lui raconter la vie de son fils, jusqu'à la crucifixion. Dans le partage.

En effet, à la fin du spectacle, la troupe ira au-devant des malades qui seront installés aux premiers rangs et elle partagera avec eux l'eau et le pain. Si nous n'avons pas le pouvoir de guérir, nous avons celui d'aimer, d'aider et de partager avant qu'il ne soit trop tard.

Avez-vous rencontré beaucoup de difficultés pour monter ce spectacle ? 
J'ai mis deux ans. Quand j'en ai parlé à Mgr Jacques Perrier, évêque de Tarbes et Lourdes, il m'a d'abord dit : « Vous n'y pensez pas ! » Quand je suis allé voir le maire de la ville, même réponse : « Vous n'y pensez pas ! » Imaginez : il n'y avait jamais eu un spectacle, comme ça, dans les sanctuaires.

Et puis je suis allé un jour à la messe à Tarbes. J'y ai rencontré l'abbé Jean-François Duhar, avec lequel j'ai sympathisé. En 2010, il est devenu curé de Lourdes et m'a aidé. Mgr Perrier a finalement été convaincu. Il y a mis une condition : qu'il n'y ait qu'une seule représentation. Après, il m'a fallu trouver les financements. Cela a été compliqué. Mais bon, vous savez, pendant toute ma carrière, j'ai eu l'habitude de faire la manche pour monter mes projets, alors...

Le spectacle à Lourdes est gratuit, vous donnez la priorité aux malades.… D'’où vous vient ce souci de l’'autre ?  
De ma jeunesse. J'ai eu des parents remarquables. Mon père venait de Samarcande (Ouzbékistan), ma mère de Kiev (Ukraine). Nous habitions dans un grenier, rue de Vaugirard, à Paris. Les toilettes étaient au second étage, nous allions chercher l'eau sur le palier.

Mes parents manquaient de tout, sauf d'amour. Malgré ses difficultés, mon père composait des concertos et des symphonies sur un vieux piano. Tous deux m'ont inculqué le respect des autres. Cela m'a fait réfléchir et je me suis promis une chose : si un jour Dieu m'aide, j'essaierai, à mon tour, de participer à l'espérance.

Que voulez-vous dire avec ce nouveau spectacle ?
La chose essentielle, c'est de montrer combien les Évangiles ont une résonance contemporaine. Mon Christ n'a pas des milliers d'années. Il est d'aujourd'hui, de maintenant ! Je respecte les costumes d'époque mais tout ce qui est évoqué, qu'il s'agisse de scènes violentes ou émouvantes, nous parle aussi. Et puis je veux que ce spectacle aille vers les malades, s'adresse à eux. Car le vrai miracle, c'est d'aimer.

■ Diffusion en direct sur France 3, le samedi 13 août, à 20 h 35 depuis les sanctuaires Notre-Dame de Lourdes. Le spectacle sera filmé et projeté au palais des Congrès, à Paris, le 24 octobre. Un DVD est prévu à l’'automne.

Vidéo : à quelques jours de la représentation, reportage sur les coulisses du spectacle et témoignages des trois interprètes principaux d’'Une femme nommée Marie : Pierre-Laurent Barnon (Jésus), Manon Le Moal (Bernadette) et Séverine Berthelot (Marie).



 

Aperçu itw Robert Hossein

Texte intégral (quatre pages) de l'interview de Robert Hossein à lire dans Pèlerin n°6715, du jeudi 11 août 2011.

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Paru le 6 décembre 2018

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