Sainte-Anne-d’Auray (Morbihan)

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Sainte-Anne-d’Auray (Morbihan) © D.R
Sainte-Anne-d’Auray (Morbihan)
Sainte-Anne-d’Auray (Morbihan) © D.R

Les pèlerins du Tro Breiz et de Saint-Jacques sont particulièrement bien accueillis ici, dans ce grand sanctuaire de pèlerinage breton où l’on honore sainte Anne, patronne de la Bretagne.

« Degemer mad ! » (« Bienvenue »), est-il écrit sur le site Internet de Sainte-Anne d’Auray. Et les pèlerins du Tro Breiz et de Saint-Jacques sont particulièrement bien accueillis ici, dans ce grand sanctuaire de pèlerinage breton où l’on honore sainte Anne, patronne de la Bretagne, chère au cœur de ses habitants.

C’est ici qu’apparut la mère de la Vierge à Yves Nicolazic (1591-1645), qui lui vouait une grande dévotion.Un soir d’août 1622, alors que le saint homme priait sa « bonne mère », un flambeau illumina sa chambre. Ce prodige se reproduisit plusieurs fois durant les semaines suivantes. En août 1623, Nicolazic menait ses bœufs à l’abreuvoir, lorsqu’il vit apparaître une dame rayonnante, qui se contentait de sourire sans parler.

Son recteur incitant le paysan à demander son nom à cette mystérieuse dame, cette dernière répondit : « Yvon Nicolazic, ne craignez pas : je suis Anne, Mère de Marie ; dites à votre recteur qu’il y a eu autrefois, dans la pièce de terre appelée le Bocenno, avant même qu’il y ait eu aucun village, une chapelle, la première qui me fût dédiée dans le pays des Bretons. Il y a aujourd’hui neuf cent vingt-quatre ans et six mois qu’elle est ruinée. Je désire qu’elle soit rebâtie au plus tôt, et que vous preniez soin vous-même de cela. Dieu veut que je sois honorée ici. »

►Vidéo. Pèlerinage à Sainte-Anne d'Auray.

 
Pèlerinage à Sainte Anne d'Auray par Annemeraude

C’est dans la nuit du 25 au 26 juillet 1624 que sainte Anne confia cette mission à Yves Nicolazic. Mais devant l’ampleur de la tâche, ce dernier ne tarda pas à se décourager. Sainte Anne lui apparut alors, en lui conseillant de suivre le flambeau qu’elle lui présentait : il le conduirait à l’endroit où se trouvait une « image » ancienne la représentant. Ainsi fit-il ; et il découvrit sous la terre une statue datée de 701.

Depuis ces apparitions, le sanctuaire, érigé à l’endroit de la découverte, est un haut lieu de pèlerinage. On se rendra d’abord à la fontaine, lieu de la première apparition. Son eau est réputée pour être miraculeuse. Dans l’esprit du pèlerinage, en signe de pénitence, on peut aussi gravir à genoux les marches de la Scala Sancta (ou « Escalier saint »).

Le pèlerin pourra ensuite se recueillir dans le cloître (XVIIe s.). Situé à l’est de la basilique, c’est le seul élément qui reste des bâtiments primitifs. Au fond de ce cloître fut érigée la chapelle de l’Immaculée, où l’adoration eucharistique a lieu chaque semaine.

►Vidéo. Visite guidée de Sainte-Anne d'Auray. Source : TF1.

 

La basilique (1866-1877), qui a remplacé la première chapelle construite par Yves Nicolazic, est le centre du sanctuaire. Elle est dominée par une tour de 75 m, où s’élève une statue en bronze de sainte Anne, un flambeau à la main pour rappeler les apparitions.

Dans la basilique, on remarquera :
→ au-dessus de l’autel majeur, les statues des quatre évangélistes en marbre blanc, réalisées par Falguière ;
→ la lampe en argent suspendue devant le tabernacle, qui fut offerte par la duchesse de Berry en 1828 ;
→ dans le retable et sous le devant de l’autel, sept médaillons en marbre de Carrare sculptés par Falguière, représentant les principaux épisodes de la vie de sainte Anne et saint Joachim ;
→ à droite de ce retable, une statue en bois du Sénégal (1922) figurant Yves Nicolazic ;
→ dans la tribune au-dessus du chœur, le grand orgue de 42 jeux installé par Cavaillé-Coll en 1874.

Mais l’objet le plus vénérable est peut-être la statue de sainte Anne avec Marie sur l’autel de la dévotion (transept sud), sculptée par Barrême d’Ancenis en 1825  : dans le socle fut placé le reste de la tête de la statue découverte par Yves Nicolazic.

Plusieurs reliquaires sont également exposés à la vénération des fidèles ; l’un d’eux contient un fragment présenté comme venant du bras de sainte Anne, offert par le roi Louis XIII en 1639.

Enfin, le pèlerin ne manquera pas de se recueillir au pied du tombeau d’Yves Nicolazic, surnommé « le voyant de Ker-Anna », et de celui de Pierre de Kériolet (1602-1690), bandit converti qui contribua au développement du pèlerinage de Sainte-Anne-d’Auray.

Sanctuaire : http://www.sainteanne-sanctuaire.com

Accueil pour les pèlerins
Basilique Sainte Anne
9 rue de Vannes
56400 Sainte-Anne d'Auray
Tél. : 02 97 57 68 80
E-mail :accueil@sainteanne-sanctuaire.com

Chapelain - Accueil spirituel : père Philippe Marchand - Tél : 02 97 57 56 66

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Paru le 2 août 2018

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