Saint-Malo (Ille-et-Vilaine)

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Vitraux de la cathédrale Saint-Vincent © Foroa / Flickr / CC
Vitraux de la cathédrale Saint-Vincent
Vitraux de la cathédrale Saint-Vincent © Foroa / Flickr / CC

L’entrée dans la ville close est l’un des grands moments du Tro Breiz. L’idéal est d’y arriver tôt le matin, avant que les touristes n’envahissent la cité corsaire, pour pouvoir profiter de la solennité de ces lieux.

Après avoir fait une promenade sur les remparts, et remarqué le château ducal qui abrite aujourd’hui la mairie, le pèlerin se rendra à la cathédrale Saint-Vincent, dédiée à saint Vincent de Saragosse.

Cet édifice, qui a été très endommagé par les combats de l’été 1944, mêle les styles roman et gothique. L’intérieur, ayant bénéficié de grandes restaurations entre 1944 et 1972, a retrouvé sa majesté.

En cherchant bien, on y trouve quelques témoignages du Tro Breiz et du saint que le pèlerin est venu ici vénérer :
→ dans le collatéral nord (au niveau de la troisième travée) : vitrail de Jean Gouremelin et Michel Durand, dédié au « Pèlerinage du Tro-Brez » (sic), représentant Paul Aurélien, Tugdual, Corentin, Malo, Guillaume, Samson et Patern avec, à leurs pieds, neuf pèlerins (1970).
→ dans le bas-côté sud de la nef (au niveau de la première travée) : vitrail de Max Ingrand représentant saint Malo accueilli par l’ermite Aaron (1958).
→ dans la tour du clocher : bourdon dont le nom est officiellement Malo depuis 1894, qui a remplacé l’ancien bourdon nommé Pierre-Malo.

C’est à quelques kilomètres de là, à Saint-Servan-sur-Mer que se trouve le siège primitif fondé par le moine breton au VIe siècle. On y voit encore les vestiges de l’ancienne cathédrale Saint-Pierre d’Alet, datant du Xe siècle, ayant elle-même succédé à une église carolingienne.

Lorsque Jean de Châtillon, élu évêque d’Alet en 1144, transféra son siège épiscopal en l’église de Saint-Malo-de-l’Ile, l’ancien sanctuaire d’Alet devint église paroissiale.

En 1255, les murailles de la cité d’Alet furent arasées et elle tomba peu à peu en ruines. Le culte se replia dans l’abside orientale qui devint alors la chapelle Saint-Pierre. Celle-ci fut également très endommagée par les bombardements de la Seconde Guerre mondiale. Actuellement, seuls les murs de l’abside et ses deux arcades subsistent.

Mairie : http://www.ville-saint-malo.fr

Office de tourisme : http://www.saint-malo-tourisme.com

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Paru le 2 août 2018

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