Brasparts (Finistère)

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Brasparts (Finistère) © Henri Moreau / Flickr / CC
Brasparts (Finistère)
Brasparts (Finistère) © Henri Moreau / Flickr / CC

Nous voilà arrivés, selon l’expression d’Anatole Le Braz, au « balcon de l’Occident ».

La traversée des monts d’Arrée, dans le parc naturel régional d’Armorique, constitue l’une des étapes les plus marquantes du Tro Breiz. Le relief escarpé et la nature sauvage de ces terres en font un paradis pour le randonneur… et plus encore pour le pèlerin.

« J’aimerais vous montrer, écrit le poète breton Xavier Grall, les monts chauves de l’Arrée, les sentiers blancs qui conduisent à des manoirs poignardés, les chemins qui s’enroulent autour des hameaux bleus. C’est un pays de brumes et de vents en bataille, avec des toponymes aussi fluides que des ondées, aussi sonores que des gongs. »

Paradis, avons-nous dit ? Pourtant, nous sommes à quelques encablures des portes de l’Enfer… En effet, le Yeun Elez signifie « marais de l’ange », mais cette tourbière dite du Youdig serait l’une des portes de l’Enfer, qui engloutirait trépassés et conjurés…

Dans cette perspective, l’Ankou menaçant le passant sur l’ossuaire (XVIe s.) de Brasparts prend un relief particulier. Cette figuration de la mort, traditionnelle en Bretagne, est en effet prête à faucher les vies. Ici, ce n’est pas une faux qu’il tient mais un javelot, et on peut lire l’inscription : « Je vous tue tous ». De l’autre côté de l’ossuaire, cependant, l’espoir renaît avec l’ange de la Résurrection qui s’écrie : « Réveillez-vous ! ».

L’enclos paroissial, conformément à sa définition, comprend également un calvaire (XVIe s.), réputé pour sa triade représentant la Vierge et deux saintes femmes, portant le corps du Christ. Au-dessus, saint Michel terrasse le dragon.

L’église (XVIe s.) est dédiée à Notre-Dame et à saint Tugen, un saint breton. On y remarquera notamment : les vitraux du chœur, qui représentent de nombreuses scènes de la vie du Christ ; le maître-autel, sous son baldaquin ; les statues anciennes représentant Notre-Dame-de-Brasparts, saint Tugen, saint André, saint Michel, saint Herbot, saint Eloi ; les fonts baptismaux, eux aussi à balaquin ; et la chaire à prêcher, de style Louis XIV.

Quant au Mont-Saint-Michel de Brasparts (381 m), qui appartenait jadis à cette commune, il dépend aujourd’hui de Saint-Rivoal. Mais les Braspartiates considèrent toujours qu’il est à eux…


Communauté de communes du Yeun Elez : www.yeun-elez.com

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Paru le 2 août 2018

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