L'itinéraire du Tro Breiz

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Sur le chemin du Tro Breiz. © Yvon Boelle
Sur le chemin du Tro Breiz.
Sur le chemin du Tro Breiz. © Yvon Boelle

L’une des originalités de ce pèlerinage, c’est qu’il ne suit pas un « chemin historique ». Le but est de « boucler la boucle » en reliant les sept anciens évêchés.

A part ces sept villes, seuls deux lieux de passage sont attestés : Locmaria-an-Hent (c’est-à-dire « Notre-Dame du Chemin »), près de Quimper, et Saint-Avé, près de Vannes. En dehors de ces lieux de passage, le pèlerin traçait son chemin au plus droit, ou s’accordait quelques détours pour visiter une chapelle, vénérer des reliques ou voir des amis.

Deuxième originalité : il n’y avait pas non plus de point de départ. On commençait généralement son pèlerinage dans la cathédrale de son diocèse, puis on tournait dans le sens de la course du soleil.

Enfin, à la différence des pèlerinages de Compostelle ou de Jérusalem, on n’a pas retrouvé de récits anciens décrivant des itinéraires précis. Ainsi, pour essayer de tracer un chemin, certains historiens ont mené une véritable enquête sur le terrain, en se fiant notamment à la toponymie.

Les différents itinéraires proposés suivent les mêmes axes, sauf entre Dol-de-Bretagne et Vannes où Florian Le Roy (1950) propose un passage par Dinan, Sévignac, Plumieux, les Forges, alors que Charles Mendès opte pour l’itinéraire Dinan, Guenroc, Saint-Méen-le-Grand, Guilliers, Josselin et Plumelec.

C’est en se basant sur ces données complexes que les guides pratiques actuels tentent d’orienter le pèlerin. L’association Les Chemins du Tro Breiz a effectué une partie du balisage (de Quimper à Dol-de-Bretagne) ; le reste est en cours. Lorsque ce balisage sera achevé, on pourra suivre l’« itinéraire permanent » en 800 km environ. D’autres guides, comme celui de François Lepère, proposent un itinéraire légèrement différent, d’environ 700 km.

Mais quel que soit le choix effectué, le Tro Breiz reste une superbe aventure. Les régions traversées font découvrir une Bretagne touristique (pays du Léon, Trégor, Côte d’Emeraude, etc.), mais surtout une Bretagne intérieure méconnue (landes du Méné, landes de Lanvaux, monts d’Arrée, etc.).

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Paru le 2 août 2018

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