Défier la maladie sur le chemin de Saint-Jacques

agrandir Serge est auteur d'un voyageur sur le chemin : Compostelle.
Serge est auteur d'un voyageur sur le chemin : Compostelle. © Serge Boureille
Serge est auteur d'un voyageur sur le chemin : Compostelle.
Serge est auteur d'un voyageur sur le chemin : Compostelle. © Serge Boureille

Atteint d’une spondylarthrite ankylosante, Serge Boureille a effectué le Camino francés, en Espagne, pour savoir si son corps et son mental pouvaient le mener au bout du chemin malgré son handicap. Une aventure qu’il a partagée au retour en publiant son journal de bord.

À propos de l'article

  • Créé le 20/04/2016
  • Publié par :Gaële de La Brosse
  • Édité par :Cécile Picco
  • Publié dans Pèlerin
    20 avril 2016

Serge Boureille, d’origine serbe et tzigane, a passé son enfance sur les routes de France. C’est en voyageant qu’il s’est construit et sa quête s’est affinée au fil des kilomètres parcourus.

Ainsi, atteint d’une spondylarthrite ankylosante depuis l’âge de 24 ans, il sait que c’est sur le chemin qu’il trouvera la force de se dépasser. En mai 2014, à 52 ans, il se lance sur le Camino francés, à partir de Saint-Jean-Pied-de-Port (Pyrénées-Atlantiques), à la frontière espagnole.

"Un défi à moi-même et à la douleur, écrit-il dans son carnet de bord, au vrai de cette vie ; à savoir où notre corps peut nous amener, ces quelques jours qui peuvent changer notre vision de ce monde, des gens, de nos convictions."

Un chemin à travers la nuit… et vers la lumière

Une grande épreuve attend Serge sur le Camino. Vingt-neuf jours à marcher, à réfléchir, à souffrir, à pleurer. A rire et à chanter, aussi, avec ses compagnons de route et les pèlerins croisés le soir, à l’étape.

Sur ce chemin, d’ailleurs, il n’est pas seul : un fil invisible le relie à Fiona, sa fille, qui le surnomme « guerrier de la lumière », à Nadia, sa sœur, et à Chris, sa compagne. Il pense à elles à chaque pas, et elles le soutiennent à distance.

Avec ces soutiens, la force de sa volonté, une bonne dose de médicaments et la grâce du Chemin, il parcourt 25 à 30 kilomètres par jour et parvient à Saint-Jacques-de-Compostelle au terme de 775 km, épuisé mais fier d’avoir accompli une belle et grande aventure qui restera à jamais ancrée en lui.

La joie du partage

Au retour, Serge a voulu publier son journal de route « pour aider ceux chez qui la douleur a pris le dessus sur la pensée, ceux qui, dans la douleur de leur corps, trouvent l’idée impensable ». Et aussi, ajoute-t-il, pour « ceux qui ne pourront pas partir, mais qui, au travers de cette histoire, trouveront le courage de vivre leur vie de tous les jours ».

Aujourd’hui, il continue à cheminer à travers ses créations : il récupère de vieux objets et leur redonne vie, par la force de son imagination et de son énergie(découvrez ici son blog !).

Partout où il passe, il laisse dans son sillage une traînée de lumière qui prolonge, au quotidien, son beau chemin d’étoiles.


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Serge B., Un voyageur sur le chemin : Compostelle, Edilivre, 44 p., 9,50 euros

Pour lire un extrait : cliquez ici.

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Paru le 18 octobre 2018

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