Compostelle : le pèlerinage en mode "aller-retour"

agrandir Florence Archimbaud sur le chemin du retour de Compostelle, via le Camino del Norte.
Florence Archimbaud sur le chemin du retour de Compostelle, via le Camino del Norte. © Sylvie Massart et Florence Archimbaud
Florence Archimbaud sur le chemin du retour de Compostelle, via le Camino del Norte.
Florence Archimbaud sur le chemin du retour de Compostelle, via le Camino del Norte. © Sylvie Massart et Florence Archimbaud

Une fois parvenu à Compostelle, pourquoi ne pas revenir à pied ? Une phase de décompression qui évite le blues du retour.

À propos de l'article

  • Créé le 06/02/2014
  • Publié par :Gaële de La Brosse
  • Édité par :Estelle Couvercelle
  • Publié dans Pèlerin
    6846, du 13 février 2014

« La connaissance, c’est aussi savoir que lorsqu’on est arrivé, il faut revenir et que la moitié seulement du travail est fait ! » lit-on dans Les étoiles de Compostelle, d’Henri Vincenot (éd. Gallimard, 346 p. ;  7,90 €). A la fin de ce roman, les compagnons, une fois parvenus à Saint-Jacques, entament le chemin du retour. Autrefois, les voyageurs y étaient contraints, faute de transports en commun.

Aujourd’hui, de plus en plus de pèlerins font ce choix, pour prendre le temps de « digérer » le pèlerinage et atténuer le décalage qui survient quand on renoue avec le quotidien.En 2009, Jean-Marie Kihm, président de l’association Compostelle 41, est ainsi parti de Villavard (Loir-et-Cher) pour emprunter la voie de Tours puis le Camino del Norte. 

On reçoit à l’aller, et au retour on distribue.

→ Jean-Marie Kihm, président de l’association Compostelle 41.

Il est revenu par le Camino francés. « Comme ce dernier est très bien balisé, on peut le parcourir à rebours », précise-t-il. En 2012, il a effectué l’aller-retour au Mont-Saint-Michel.

« Ce deuxième temps du voyage me permet de revoir les personnes qui m’ont accueilli : on reçoit à l’aller, et au retour on distribue. »


Nous avons osé voyager en plein hiver, donc à contre-saison, puis revenir à contre-courant. 

→ Sylvie Massart et Florence Archimbaud

Sylvie Massart et Florence Archimbaud ont également vécu cette expérience qu’elles racontent dans un livre (Marcheuses aux semelles de mots, 20 €. Commandes : www.drapeauxcompostelle.sitew.com) : parties de Dijon par la voie de Vézelay, elles sont revenues par le Camino del Norte puis la voie du Puy-en-Velay.

 « Nous avions emporté de petits drapeaux où figuraient des mots confiés par nos proches. L’un d’eux était : oser. Nous avons osé voyager en plein hiver, donc à contre-saison, puis revenir à contre-courant. »

Le retour, une expérience audacieuse ? Oui, mais que ces pèlerines conseillent à tous : cette phase de décélération aide à prendre conscience qu’après l’arrivée, le chemin continue.

Vos commentaires

1 Commentaire Réagir

Les différents chemins

Eric34 13/02/2014 à 09:31

Surtout qu'ils sont nombreux les chemins aller-retour pour Compostelle...Il me semble que j'ai même vu certaines personnes qui partaient de Moscou pour se rendre à Compostelle...Depuis la France il y en a aussi plusieurs (petit topo ici : ... lire la suite

Paru le 6 décembre 2018

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