Jean-Claude Bourlès : "Le pèlerin de Compostelle se sent investi par les autres"

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Le pèlerinage à Compostelle a inspiré deux libres à Jean-Claude Bourlès. © Yvon Boëlle
Jean-Claude Bourlès : "Le pèlerin de Compostelle se sent investi par les autres"
Le pèlerinage à Compostelle a inspiré deux libres à Jean-Claude Bourlès. © Yvon Boëlle

Jean-Claude Bourlès a décidé de quitter sa vie rangée, à 56 ans. De son pèlerinage à Compostelle, il a ramené son premier roman, Retour à Conques.

À propos de l'article

  • Modifié le 27/06/2013 à 12:00
  • Publié par :Muriel Fauriat
  • Édité par :Gilles Donada
  • Publié dans Pèlerin
    6718 du 01 septembre 2011

Aux journalistes qui voulaient savoir s'il avait trouvé Dieu, Jean-Claude Bourlès n'avait qu'une réponse : « Mystère. »

"Il y a sur les chemins de pèlerinage quelque chose qu'il n'y a pas sur les autres parcours. Une force. En bas du Cebreiro, en Galice, des femmes sont venues chercher mon épouse, Gisèle, afin de la mener à un veau nouveau-né et de lui faire toucher son front. Parce qu'elle était pèlerine, parce qu'elle était femme.

En Espagne comme en France, les habitants demandent au pèlerin sa bénédiction et lui confient la mission d'intercéder pour eux auprès de saint Jacques, à l'aide d'un mot de passe vieux de plus de mille ans : 'Priez pour moi à Compostelle'.

Pour moi, tout a commencé à Conques, où je me rendais chaque année depuis 1968. Vingt ans plus tard, avec mon épouse, je quittais Le Puy-en-Velay (Haute-Loire) pour Conques, toujours, par le fameux GR 65.

Je ne sais pas au juste pourquoi je suis parti, après je ne sais combien de projets naufragés... Et puis soudain, ce besoin pressant de prendre la trace, de s'y couler, dans la poussière des centaines de millions de pas qui suivirent ceux de Godescalc (l'évêque du Puy qui ouvrit la voie en 951). En revenant, j'ai écrit Retour à Conques...

Lorsque la pluie s'éternisait, Gisèle scandait les vers salvateurs des poètes : Aragon, Apollinaire... Nous renouions avec la coutume de toute transhumance humaine qui impose, naturellement, à celui qui marche, de chanter son pays, ses souvenirs et ses espoirs.

Puis c'est le cheminement en Espagne, et un nouveau récit, Le grand chemin de Compostelle. On se ressource davantage sur les chemins de caillasses que dans les séminaires de relations humaines..."

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Paru le 18 octobre 2018

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