Le Puy-en-Velay (Haute-Loire)

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Vue du Puy-en-Velay (Haute-Loire) © OT Puy-en-Velay
Vue du Puy-en-Velay (Haute-Loire)
Vue du Puy-en-Velay (Haute-Loire) © OT Puy-en-Velay

43000- Auvergne. Lorsque le pèlerin arrive dans cette ville nichée au creux des montagnes, son regard est attiré vers les hauteurs. Du rocher Corneille, l’'imposante statue de Notre-Dame-de-France, érigée en 1860, lui accorde sa bénédiction pour la route.

À propos de l'article

  • Publié par :Gaëlle de la Brosse
  • Édité par :Gaëlle de la Brosse

L'’archange saint Michel, sur son piton volcanique, l'’incite ensuite à grimper les 268 marches qui mènent à sa chapelle (Xe-XIIe s.), bijou d’'architecture romane qui présente un riche trésor : plusieurs reliquaires (un Christ en bois polychrome du Xe s., une croix pectorale, une urne), un coffret en ivoire et des fragments d'’étoffes. On peut d'’ailleurs commencer ici le pèlerinage, puisque le fondateur de Saint-Michel-d'’Aiguilhe n’'est autre que le fameux évêque Godescalc.

Mais avant de se mettre en chemin, il faut monter la rue des Tables jusqu'à la cathédrale Notre-Dame-de-l'’Annonciation. Cet édifice de style roman a subi une forte influence byzantine, notamment visible sur la façade occidentale. On prendra le temps de découvrir ses merveilles (le porche du For, avec ses portes en bois sculpté du XIIe s. présentant des épisodes de la vie du Christ ; le trésor de la sacristie ; la pierre des Fièvres, ancien dolmen christianisé ; les fresques sous le porche et dans le transept nord, dont celle qui représente saint Michel ; le cloître roman et ses chapiteau…). La Vierge Noire, une statue du XVIIe siècle qui remplace l’'effigie médiévale, invite à se recueillir avant de prendre la route, tout comme la statue de saint Jacques, auprès de laquelle a lieu la bénédiction des pèlerins.

Le pèlerin descend ensuite les marches qui le conduisent à la place du Plot (où une plaque signale le départ de la via Podiensis) et à la rue Saint-Jacques, premiers repères désignant ce but lointain mais désormais à la portée de ses pas….

Saint Jean-François Régis (1597-1640)

Saint Jean-François Régis est surnommé « l’'apôtre du Velay ». Après avoir étudié au collège jésuite de Béziers, il est ordonné prêtre en 1630. Il arrive au Puy-en-Velay en 1636 et son exemple frappe immédiatement les habitants. Son austérité n’'a d’'égal que sa charité : il visite les malades et les prisonniers, fonde une maison d’'accueil pour les prostituées et vient au secours des dentellières menacées par un décret qui met en péril leur métier.

L'’hiver, lorsque le froid cloître chez eux les paysans, il parcourt sans relâche les montagnes du Vivarais, des Cévennes et du Velay pour annoncer l’'Évangile. Mais un jour, pris dans une violente tempête de neige, il contracte une pneumonie. Il parvient toutefois à Lalouvesc, sa destination, et y célèbre la messe de Noël. Il meurt quelques jours plus tard, le 31 décembre 1640, dans ce lieu où l’'on vient depuis lors en pèlerinage pour honorer sa mémoire.

Salve Regina

(Cette antienne aurait été composée au XIe s. par Adhémar, évêque du Puy)

Salve, Regina, mater misericordiae. Vita, dulcedo et spes nostra, salve.

Ad te clamamus, exsules filii Evae.

Ad te suspiramus, gementes et flentes in hac lacrimarum valle.

Eja ergo, advocata nostra, illos tuos misericordes oculos ad nos converte.

Et Jesum, benedictum fructum ventris tui, nobis post hoc exilium ostende.

O clemens, o pia, o dulcis Virgo Maria ! Amen.

Salut, ô Reine, Mère de Miséricorde, notre vie, notre douceur, et notre espérance, salut.

Vers vous nous élevons nos cris, pauvres exilés, malheureux enfants d’'Ève.

Vers vous nous soupirons, gémissant et pleurant dans cette vallée de larmes.

De grâce donc, ô notre Avocate, tournez vers nous vos regards miséricordieux.

Et, après cet exil, montrez-nous Jésus, le fruit béni de vos entrailles.

Ô clémente, ô miséricordieuse, ô douce Vierge Marie. Amen.


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Paru le 6 décembre 2018

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