Conques ( Aveyron)

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Abbaye de Conques (Aveyron). © OT Conques
Abbaye de Conques (Aveyron).
Abbaye de Conques (Aveyron). © OT Conques

12320- Midi-Pyrénées. C’est un chemin verdoyant qui conduit à Conques, une des étapes majeures de la via Podiensis. Ce site majestueux blotti au cœœur de la vallée du Dourdou, qui doit son nom à sa configuration (Conques vient du latin concha, coquille), incite au recueillement : « On connaît peu d'’endroits, écrivait Daniel-Rops, qui parlent d'avantage à l’'esprit et au cœœur. »

À propos de l'article

  • Publié par :Gaële de la Brosse
  • Édité par :Gaële de la Brosse

On comprend donc que l’'ermite Dadon vînt s'’installer, à la fin du VIIIe siècle, « en ce lieu désert, asile des bêtes fauves et des oiseaux mélodieux », pour s’'adonner à la prière. Il fut peu à peu rejoint par d’'autres hommes pieux, qui élevèrent un premier sanctuaire.

Dans une charte de 819, Louis le Débonnaire prend ce monastère sous sa protection et le place sous la règle de saint Benoît. C’'est alors que se produit l'’événement qui allait faire la célébrité de ce lieu : le vol des reliques de sainte Foy, alors conservées dans une église proche d’'Agen. À Conques, le culte de la jeune martyre provoqua rapidement de nombreux miracles et les pèlerins ne tardèrent pas à affluer.

Il fallut alors envisager la construction d'’un nouvel édifice, sur le plan des églises de pèlerinage. Les travaux se déroulèrent du XIe au XIIIe siècle et le tympan représentant le Jugement dernier, que nous admirons aujourd’'hui, fut sculpté durant la première moitié du XIIe siècle. Au centre, le Christ juge domine la scène, désignant à sa droite le paradis, où se déploie le cortège des élus, et l’'enfer à sa gauche, où des diables grimaçants torturent les réprouvés.

Après l’'avoir admiré et s'’être recueilli dans l’'abbatiale, d’'où émane un indescriptible parfum de sérénité, le pèlerin ne manquera pas de visiter le fabuleux trésor, l’'un des plus riches d'’Europe, qui comprend notamment la Majesté de sainte Foy, statue reliquaire hiératique au regard si énigmatique, le dit de Charlemagne, le reliquaire de Pépin et l’'autel portatif de sainte Foy.


L'’office de tourisme : http://www.tourisme-conques.fr

Sur les prémontrés et l’'abbaye Sainte-Foy de Conques, prieuré de l’'abbaye de Mondaye : http://www.mondaye.com/fr/les-prieures/sainte-foy-de-conques/bienvenue

Une superbe visite virtuelle de l'’abbatiale, sur le site de Laurent Thion, ecliptique : http://www.ecliptique.com/conques/hd/index.html

L'’accueil est assuré par les prémontrés de l’'abbaye Sainte-Foy de Conques.

Tous les jours (sauf exception), d’'avril à octobre, l’'office des complies à 20 h 30 est suivi d’'une bénédiction des pèlerins, d’'une découverte du tympan et d’'une audition d’'orgue.

Site : http://www.mondaye.com


Sainte Foy (IIIe s.-IVe s.)

Née à la fin du IIIe siècle dans une riche famille agenaise, Foy fut convertie au catholicisme par l'’évêque Caprais vers l’âge de 12 ans. En application de l'’édit de Dioclétien, le proconsul romain Dacien la condamna à mourir brûlée sur un gril. Mais un orage ayant éteint le feu, la jeune fille fut finalement décapitée. De nombreux miracles se produisirent autour du tombeau de la sainte, dont le culte ne cessa de grandir en France, puis en Espagne et au Portugal et même hors des frontières européennes.

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Paru le 18 octobre 2018

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