Reliques et reliquaires à Fourvière

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Reliquaire-ostensoir de la Sainte Famille, XIXe siècle, bronze doré. Les gerbes de blé évoquent l’Eucharistie. © D. Bouteaud/Musée de Fourvière
Reliquaire-ostensoir de la Sainte Famille, XIXe siècle, bronze doré. Les gerbes de blé évoquent l’Eucharistie.
Reliquaire-ostensoir de la Sainte Famille, XIXe siècle, bronze doré. Les gerbes de blé évoquent l’Eucharistie. © D. Bouteaud/Musée de Fourvière

Une exposition au musée d’Art religieux, à Lyon, remet à l’honneur, jusqu'au 21 septembre 2014, des objets de culte aux origines de la dévotion populaire chrétienne.

Surtout, ne dites pas à Bernard Berthod, conservateur du musée d’Art religieux de Fourvière, à la basilique Notre-Dame de Fourvière, à Lyon, que l’univers de la relique vous semble sujet à caution, tant abondent les fragments du corps de certains saints à travers le monde.

Il vous répondra que « vous ignorez, comme beaucoup, qu’elle est au fondement du christianisme. Vous avez intégré le discours des non-chrétiens, associant les reliques à l’idolâtrie et à la supercherie ! »

Pour tirer cela au clair, entrons dans les salles du musée, devenu l’un des hauts lieux de l’art sacré. Une première partie, très pédagogique, insiste sur les origines du culte des reliques, restes d’un saint ou d’un martyr, dont la vie est un exemple pour l’édification des croyants au cœur de la dévotion populaire.

►Vidéo. Bernard Berthod évoque le rôle des Musées d'art religieux et des trésors d'Eglise. Source : KTO.

 

La seconde s’attache aux corps saints : ces squelettes exhumés des catacombes, à partir du XVIe siècle, dont l’art baroque a poussé à l’extrême la mise en scène, dans des postures d’endormis attendant la résurrection, à l’intérieur de grandes châsses.

Issues de la collection de reliques et de reliquaires légués à la fondation Fourvière par des congrégations religieuses, mais aussi de la collection du musée de la Visitation, à Moulins (Allier), les pièces exposées sont de toute beauté.

« Au milieu du XVIe siècle, le concile de Trente a tenu compte des critiques des protestants d’abus des reliques, et redonné un cadre à leur culte. Vatican II a confirmé leur dévotion, poursuit Bernard Berthod. Quand on voit l’immense succès que connaissent celles de sainte Thérèse de Lisieux, partout où elles voyagent, on ne doute pas de l’actualité de ce culte. »

►Vidéo. Le reliquaire de Thérèse de Lisieux au Monastère du Broussey.

  



Informations pratiques

Du 21 mars au 21 septembre 2014 - Tous les jours de 10h à 12h30 et de 14h à 17h30 - Pour en savoir plus, direction le site du musée d'art religieux de Fourvière.

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Paru le 18 octobre 2018

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