L'Unesco se mobilise pour sauver le patrimoine au Mali

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A l'Institut des hautes études et de recherches islamiques de Tombouctou (Mali), des manuscrits datant du XIIe au XVIe siècle ont été brûlés par les islamistes. © S. Cherkaoui/Cosmos
A l'Institut des hautes études et de recherches islamiques de Tombouctou (Mali), des manuscrits datant du XIIe au XVIe siècle ont été brûlés par les islamistes.
A l'Institut des hautes études et de recherches islamiques de Tombouctou (Mali), des manuscrits datant du XIIe au XVIe siècle ont été brûlés par les islamistes. © S. Cherkaoui/Cosmos

Les onze mausolées en pisé et les portes en bois de la mosquée Sidi Yahia, à Tombouctou, détruits par les djihadistes en juillet 2012, vont être restaurés en priorité, a annoncé l'Unesco.

À propos de l'article

  • Créé le 04/03/2013
  • Modifié le 01/08/2014 à 12:00
  • Publié par :Philippe Royer
  • Édité par :Estelle Couvercelle
  • Publié dans Pèlerin
    6796, du 27 février 2013

La décision de l'Unesco a été prise lundi 18 février 2013, à l'issue d'une réunion d'experts et de décideurs politiques français et maliens. C'est l'un des volets d'un vaste plan d'aide à la conservation et à la gestion du patrimoine de ce pays sahélien, en partie « délivré » par les troupes françaises, en janvier 2013 : de la ville ancienne de Djenné aux falaises dogonnes de Bandiagara, en passant par les inestimables manuscrits de Tombouctou.

► Vidéo. L'interview de Lazare Eloundou, chef de l'unité africaine de l'Unesco. 



Si l'immense majorité des 300 000 volumes, cachés par des familles de cet ancien haut lieu de l'islam, a pu être soustraite à la folie destructrice des djihadistes, l'ensemble n'en reste pas moins fragile. 10 000 manuscrits ont déjà été numérisés depuis 2008. L'Unesco va accélérer le processus.

Tombouctou n'est, hélas, qu'un exemple parmi d'autres de saccages dans des zones de guerre, où le patrimoine culturel, porteur de l'identité d'un peuple, est sciemment visé. Tels la bibliothèque de Sarajevo, bombardée par les Serbes, en 1992, ou les Bouddhas de Bamiyan, en Afghanistan, en 2001.

Sans compter le pillage, par des trafiquants, de musées ou de sites archéologiques, comme en Irak ou en Libye. L'Unesco, souvent impuissante, ne peut que multiplier les cris d'alarme. Mais au Mali, l'organisme a pris soin de distribuer aux troupes françaises et africaines la carte des sites les plus sensibles pour tenter de les préserver des combats.

► Lire l'’intégralité de l’'article L'Unesco se mobilise pour les trésors au Mali, de Philippe Royer dans Pèlerin, n°6796, du 27 février 2013.

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Paru le 18 octobre 2018

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