Dimanche 12 juin - Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc (Lc 7, 36-50)

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"Celui à qui on pardonne peu montre peu d’amour." (Lc 7, 36-50) © Olivier Balez
"Celui à qui on pardonne peu montre peu d’amour." (Lc 7, 36-50)
"Celui à qui on pardonne peu montre peu d’amour." (Lc 7, 36-50) © Olivier Balez

Afin de préparer votre messe, découvrez le commentaire de l'évangile de dimanche, proposé par Catherine Veillet-Michelet.

À propos de l'article

  • Publié par :Catherine Veillet-Michelet
  • Édité par :Cécile Picco
  • Publié dans Pèlerin
    6967 du 9 juin 2016

Évangile de Jésus-Christ selon saint Luc (Lc 7, 36-50)

En ce temps-là, un pharisien avait invité Jésus à manger avec lui. Jésus entra chez lui et prit place à table.

Survint une femme de la ville, une pécheresse. Ayant appris que Jésus était attablé dans la maison du pharisien, elle avait apporté un flacon d’albâtre contenant un parfum. Tout en pleurs, elle se tenait derrière lui, près de ses pieds, et elle se mit à mouiller de ses larmes les pieds de Jésus. Elle les essuyait avec ses cheveux, les couvrait de baisers et répandait sur eux le parfum.

n voyant cela, le pharisien qui avait invité Jésus se dit en lui-même : « Si cet homme était prophète, il saurait qui est cette femme qui le touche, et ce qu’elle est : une pécheresse. »

Jésus, prenant la parole, lui dit : « Simon, j’ai quelque chose à te dire. – Parle, Maître. »

Jésus reprit : « Un créancier avait deux débiteurs ; le premier lui devait cinq cents pièces d’argent, l’autre cinquante. Comme ni l’un ni l’autre ne pouvait les lui rembourser, il en fit grâce à tous deux. Lequel des deux l’aimera davantage ? »

Simon répondit : « Je suppose que c’est celui à qui on a fait grâce de la plus grande dette. – « Tu as raison », lui dit Jésus.

Il se tourna vers la femme et dit à Simon : « Tu vois cette femme ? Je suis entré dans ta maison, et tu ne m’as pas versé de l’eau sur les pieds ; elle, elle les a mouillés de ses larmes et essuyés avec ses cheveux. Tu ne m’as pas embrassé ; elle, depuis qu’elle est entrée, n’a pas cessé d’embrasser mes pieds. Tu n’as pas fait d’onction sur ma tête ; elle, elle a répandu du parfum sur mes pieds.

Voilà pourquoi je te le dis : ses péchés, ses nombreux péchés, sont pardonnés, puisqu’elle a montré beaucoup d’amour. Mais celui à qui on pardonne peu montre peu d’amour. »

Il dit alors à la femme : « Tes péchés sont pardonnés. »

Les convives se mirent à dire en eux-mêmes : « Qui est cet homme, qui va jusqu’à pardonner les péchés ? »

Jésus dit alors à la femme : « Ta foi t’a sauvée. Va en paix ! »

Sans foi ni loi ?
Le passage de la lettre de Paul aux Galates l’assure : pour être sauvée, je n’ai rien à faire ! C’est pourtant difficile à croire, moi qui, souvent, ai besoin de me dire que j’ai « bien fait » ce à quoi je tiens et ce pourquoi je me suis engagée.

Pourtant, la foi s’inscrit dans un abandon qui consiste à faire confiance, à accepter et proclamer que Dieu aime gratuitement. C’est lui qui nous aime le premier, nous pécheurs, et nous ne pourrons jamais lui rendre son amour à hauteur de ce qu’il nous donne.

Impossible d’espérer être à égalité en amour par rapport à lui ! La relation est toujours asymétrique.

L’important c’est de le savoir, de l’admettre aussi. Accueillons ce déséquilibre monumental et acceptons de ne pas nous sentir obligés de faire des choses pour que Dieu s’intéresse à nous ou pour mériter son amour, mais parce que Dieu nous aime.

La seule réponse que nous pouvons donner à son amour, c’est de participer à la construction d’un monde meilleur : son Royaume ici et maintenant. Et de le faire en œuvrant selon sa Loi, cette Loi que Jésus est venu, non abolir, mais accomplir, c’est-à-dire compléter.

On s’amuse chez les protestants d’une blague qui dit : « La bonne nouvelle c’est que la foi suffit ; la mauvaise, c’est que la foi sans les œuvres n’existe pas. » Et, encore : « Faisons les choses, non pas sans foi ni loi”, mais “avec foi et loi” ».

Catherine Veillet-Michelet, 52 ans, protestante, est catéchète (pour les 14/15 ans) et conseillère presbytérale de l’Église réformée d’Auteuil (Paris). Elle est aussi chanteuse et chef de chœur.

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Paru le 11 octobre 2018

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