Dimanche 10 avril - Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean (Jn 21, 1-14)

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"Aucun des disciples n’osait lui demander : « Qui es-tu ? » Ils savaient que c’était le Seigneur." (Jn 21, 1-14) © Olivier Balez
"Aucun des disciples n’osait lui demander : « Qui es-tu ? » Ils savaient que c’était le Seigneur." (Jn 21, 1-14)
"Aucun des disciples n’osait lui demander : « Qui es-tu ? » Ils savaient que c’était le Seigneur." (Jn 21, 1-14) © Olivier Balez

Dimanche 10 avril - Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean (Jn 21, 1-14). Pour vous aider à vous préparer à dimanche, lisez le commentaire de l'évangile proposé par Frère Benjamin Dewitte-Dubrana.

À propos de l'article

  • Créé le 13/04/2016
  • Publié par :Cécile Picco
  • Édité par :Cécile Picco
  • Publié dans Pèlerin
    6958 du 7 avril 2016

Au ras des « Pâques-rettes »

Une apparition du Ressuscité, zut ! On s’attend à plus hollywoodien.

« Auriez-vous quelque chose à manger ? » Avouez qu’il n’y a pas de quoi tomber en extase.

Ensuite, ces apôtres qui ne pêchent presque rien pendant une nuit entière, c’est louche quand même, diraient les jeunes.

Et sous prétexte de jeter le filet « à droite », donc à quelques mètres près, c’est le jackpot ! Même si 153 poissons pour une dizaine de personnes, cela a de quoi irriter les consciences bioécolo…

Bref, c’est si incongru que le moins benêt de la troupe comprend enfin : « C’est le Seigneur. »

Effectivement, il n’y a guère que lui qui puisse faire une telle farce.

Mais Pierre, lui, perd son sens de l’humour. Il s’habille puis… se jette à l’eau. Sans commentaire.

Mais gardons-nous de trop nous esclaffer, car nous sommes aussi insensés que Pierre lorsque nous vivons toujours au ras des « Pâques-rettes » : aveugles, malgré la présence de Dieu dans nos rencontres et vexés de ne pas comprendre ce qui devrait nous sauter aux yeux.


Nous vivons trop écartelés entre verticalité (dimension spirituelle de la vie) et horizontalité (dimension concrète).

Décidément, il n’y a pas plus incarné que le Christ qui, par sa Croix, dessine précisément la continuité entre la transcendance de sa résurrection et la simplicité de sa présence affectueuse pour chacun, ceux qu’il appelle « mes enfants ».

Frère Benjamin Dewitte-Dubrana, 32 ans, est diacre et salésien de Don Bosco, il consacre sa vie aux jeunes d’Argenteuil (Val-d’Oise) où il vit en communauté. Il est musicien et rocker chrétien.

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Paru le 11 octobre 2018

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