14-18, si loin, si près

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Au pied des côtes de Meuse (Lorraine), la rotonde du Mémorial américain de la butte de Montsec commémore l’offensive de la 1re armée US en 1918. © Stéphane Compoint
Au pied des côtes de Meuse (Lorraine), la rotonde du Mémorial américain de la butte de Montsec commémore l’offensive de la 1re armée US  en 1918.
Au pied des côtes de Meuse (Lorraine), la rotonde du Mémorial américain de la butte de Montsec commémore l’offensive de la 1re armée US en 1918. © Stéphane Compoint

Pour le centenaire de la Grande Guerre, Pèlerin a choisi de prendre de la hauteur, de survoler l’histoire pour mieux s’en approcher.

De la mer du Nord aux Vosges, le ballon de notre photographe Stéphane Compoint a parcouru les 700 km du front et rapporté des images exceptionnelles : collines martyrisées, trouées de cratères d’obus, prairies saignées de tranchées, immenses nécropoles blanches.

 Galerie de photos. Les champs de bataille vues du ciel.

1914-1918 : sur les pas des poilus from Pèlerin Vidéo on Vimeo.

Partout, les cicatrices de la terre témoignent de la violence des affrontements et de la douleur des hommes.

Du ciel, on lit la guerre autrement

explique Stéphane Compoint. Ses photographies permettent de décrypter l’importance du relief, de comprendre l’acharnement des hommes à prendre une colline, une butte, un piton rocheux.

Son. Ecoutez l’édito.

 

En 1914-1918, l’aviation est balbutiante ; tenir un point haut est stratégique pour voir l’ennemi, diriger les troupes et orienter l’artillerie.

S’élever au-dessus du sol, c’est aussi mesurer la proximité des lignes de front, donner à voir les tranchées des premières lignes espacées d’à peine vingt mètres, réaliser combien les soldats français et allemands furent compagnons de l’enfer.

Enfin, survoler la terre permet de mesurer l’ampleur du carnage : les paysages lunaires du front portent les stigmates des millions d’obus qui ont fauché les vies, rayé des villages entiers de la carte.

Cette vision d’en haut permet de comprendre l’enfer sur la terre

témoigne notre grand reporter Benoît Fidelin, passionné de la Grande Guerre et qui a arpenté pour vous les hauts lieux de bataille, à hauteur d’homme.

Il raconte dans notre dossier de 22 pages, l’aberration des assauts sanglants, le calvaire des poilus dans les tranchées boueuses, la pluie, le froid, les uniformes crottés, les pieds trempés.

À Notre-Dame-de-Lorette, à Vimy, à Verdun, il nous mène dans les pas d’une génération sacrifiée dont la terre fut le linceul.

Aujourd’hui, les lieux d’horreur sont devenus des lieux de paix ; la nature a repris ses droits, pansé les plaies, incorporé la douleur des hommes. Mais sous les fleurs des champs, l’humus dégorge de munitions et de ferraille : la terre se souvient, même si la vie est la plus forte.

À la manière de nos paysages, ce numéro spécial vous propose de vous souvenir, de faire œuvre de mémoire pour préserver la paix.

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Paru le 2 août 2018

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