Qu’est-ce qu’Hanouka, la fête des lumières ?

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Chaque soir d'Hanouka, les juifs allument une ménorah. © Chabad.org
Chaque soir d'Hanouka, les juifs allument une ménorah.
Chaque soir d'Hanouka, les juifs allument une ménorah. © Chabad.org

Hanouka est une des plus longues fêtes du calendrier juif. Elle commence cette année le 2 décembre et se poursuit pendant huit jours. Souvent appelée « la fête des lumières », elle célèbre la victoire et le courage du peuple juif, au IIème siècle avt J.-C., face à la domination du roi de Syrie, Antiochus IV Epiphane.

L’histoire

Remontons au IIe siècle avant notre ère. La Judée sort d’une guerre entre les successeurs d’Alexandre Le Grand. Elle est gouvernée par le roi Antiochus IV Epiphane, de la dynastie des Séleucides (héritiers gréco-syriens d'Alexandre Le Grand). Pour imposer son hégémonie et la culture grecque, il entreprend une violente offensive contre les Hebreux. Le roi interdit la pratique de la religion, le respect des prescriptions alimentaires, le Sabbat, la circoncision ... Les Juifs sont obligés de participer aux rites et sacrifices helléniques. Tous ceux qui s’y opposent sont persécutés. Des milliers d’entre eux sont tués selon la Bible (livres des Maccabées). Le grand temple de Jérusalem est profané et voué au culte de Zeus.

Une partie de la population juive finit par s’assimiler progressivement. Mais une minorité résiste et prend les armes. Contre toute attente, et malgré leur infériorité, ils réussissent à chasser les Grecs du pays. En -165, ils reprennent Jérusalem et le Temple.

Le miracle du Temple

Le Talmud de Babylone raconte, qu’une fois Jérusalem libérée, les Juifs se sont réintroduits dans le temple et ont voulu allumer la Ménorah (le candélabre à sept branches qui fonctionne à l’huile).

Mais les Grecs, entre temps, avaient souillé toutes les huiles du Temple. Seule une petite fiole, contenant l’éclairage d’une journée, gisait par terre. Les juifs l’utilisèrent le jour de la purification du Temple. « Alors un miracle est arrivé et ils ont allumé pendant huit jours. L’année suivante on a instauré ces jours comme fête. » (Talmud de Babylone, traité Shabbat 21a). Ils baptisèrent cette fête « Hanouka », qui signifie « inauguration ». 

La nouvelle consécration du Temple purifié et le miracle qui lui est associé deviennent donc le symbole de la victoire du peuple juif sur les Grecs.

>>> À lire aussi sur Pèlerin, une interview du Rabbin Delphine Horvilleur : « Noël comme Hanouka sont des fêtes de la lumière et de l’espoir. Des fêtes qui font du bien lorsque, dans le monde, il fait noir. »  <<<


Les symboles d’Hanouka 

La ménorah – Aussi appelée Hannukkia, elle est le symbole le plus connu d’Hanouka.

Il s’agit d’un chandelier à neuf branches : huit, comme le nombre de jours où l’on fête Hannouka, et une autre qui porte la bougie servant à allumer les huit Ménorah. On l’appelle le Shamash, « le serviteur », ou le « préposé ».

Chaque soir, à la tombée de la nuit, les juifs allument une ménorah. La cérémonie d’allumage est ponctuée par des bénédictions et des chants, tels que le Maoz Tsour (Cliquez ici pour écouter).

La Hannukia doit être posée dans l’encadrement d’une fenêtre ou d’une porte, afin d’être visible de l’extérieur. 

Selon la tradition, la cérémonie est suivie d’un temps familial autour de la ménorah. Les femmes n’effectuent pas de tâches ménagères pendant la première demi-heure, en guise d’hommage aux femmes qui ont joué un rôle déterminant dans la victoire du peuple juif sur les Séleucides.

Les beignets ou aliments frits – Pour faire référence à l’huile du miracle d’Hanouka, les juifs consomment des aliments frits, comme le Laktè, paillasson de pomme de terre, ou des beignets de confiture.

La toupie – Hanouka est traditionnellement la fête de l’année où l’on gâte les enfants. Outre des pièces de monnaie, les parents offrent aux enfants une toupie, avec sur chaque face une lettres qui correspond à la première des mots : « nés gadol hayah cham »  ce qui signifie « un grand miracle eut lieu là-bas ».

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Paru le 6 décembre 2018

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