Enfants handicapés : les parents témoignent

agrandir Philippe, avec Élodie, 25 ans et ses quatre autres enfants.
Philippe, avec Élodie, 25 ans et ses quatre autres enfants. © William Beaucardet
Philippe, avec Élodie, 25 ans et ses quatre autres enfants.
Philippe, avec Élodie, 25 ans et ses quatre autres enfants. © William Beaucardet

Confrontés à un lourd quotidien, les parents d’enfants handicapés livrent un véritable combat de chaque instant pour intégrer leurs fils et filles dans une structure adaptée. Désarroi, vies sacrifiées, parcours du combattant pour obtenir une place dans une structure adaptée.

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À propos de l'article

  • Créé le 14/01/2014
  • Modifié le 17/01/2014 à 08:50
  • Publié par :Laurence Valentini
  • Édité par :François Boulard
  • Publié dans Pèlerin
    6842, du 16 janvier 2014.

En France, il naît chaque année entre 6 000 et 8 500 enfants porteurs d'un handicap, qui ne pourront jamais, pour certains, être totalement autonomes. Face à une cruelle pénurie de structures adaptées, les parents n'ont parfois pas d'autre choix que de placer leurs enfants dans des centres éloignés de leur domicile.

À la maison, son handicap ne fait que s’aggraver.

→ Philippe, père d’Élodie, 25 ans (Oise).


Vidéo. Bande-annonce de l'émission Zone Interdite, sur M6, du 19 janvier 2014.

 


Âgée de 25 ans, Élodie souffre d’un handicap physique et mental depuis sa naissance. Dès ses trois ans, Élodie a suivi une scolarité dans une école spécialisée. À l’adolescence, elle est placée dans un établissement adapté, à Berck, dans le Pas-de-Calais, où elle reste jusqu’à ses 22 ans. Deux ans de plus que ce qui est autorisé. Mais en 2010, elle doit retourner chez son père, à temps plein, sans aucune structure pour prendre le relais, sans accompagnement, sans projet.


J’étais conducteur de car. J’ai dû cesser mon activité professionnelle pour m’occuper d’Élodie.

Père de sept enfants, Philippe a, en plus d’Élodie, quatre autres enfants à sa charge, âgés de 12 à 17 ans. Aujourd’hui, il ne perçoit plus d’allocation chômage. La famille vit grâce aux prestations familiales, au total 1 115,53 € mensuels.


Je ne peux plus gérer sa violence.

→ Nicaise, mère de Thierry, 45 ans (Loire).

À 71 ans, Nicaise peine à s’occuper de son fils Thierry, 45 ans. Malentendant, handicapé moteur, il souffre d’un retard mental depuis l’âge de 6 ans. Jusqu’à la majorité de Thierry, Nicaise assume le handicap de son fils, tout en s’occupant de ses filles. « Il faisait des allers retours entre des structures spécialisées et la maison, se souvient-elle. À l’âge adulte, ces établissements n’ont plus voulu de lui. Il devenait de plus en plus agressif. Il n’était pas question de le laisser seul. » À cause de ses absences, Nicaise est licenciée.

Aujourd’hui, Thierry vit toujours avec sa mère. Tout est difficile : sur le plan financier, psychologique, physique. « Il m’a déjà frappée. Le mois dernier, de rage, il a cassé la table et les chaises de la cuisine. J’ai de plus en plus de mal à le tenir », raconte-t-elle avec détresse.


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Paru le 4 octobre 2018

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