Procès Barbarin : quatrième jour d’audience

agrandir Mgr Emmanuel Gobillard, évêque auxiliaire du diocèse de Lyon, et  François Devaux, représentant les victimes du prêtre pédophile.
Mgr Emmanuel Gobillard, évêque auxiliaire du diocèse de Lyon, et François Devaux, représentant les victimes du prêtre pédophile. © Jeff PACHOUD / AFP
Mgr Emmanuel Gobillard, évêque auxiliaire du diocèse de Lyon, et  François Devaux, représentant les victimes du prêtre pédophile.
Mgr Emmanuel Gobillard, évêque auxiliaire du diocèse de Lyon, et François Devaux, représentant les victimes du prêtre pédophile. © Jeff PACHOUD / AFP

Ce 10 janvier, lors d’une courte suspension d’audience, Mgr Emmanuel Gobilliard, évêque auxiliaire du diocèse de Lyon, exprimait un profond « merci » à François Devaux, président de l’association des victimes La Parole libérée.

À propos de l'article

  • Créé le 10/01/2019
  • Publié par :Christophe Henning
  • Édité par :Sabine Harreau
  • Publié dans Pèlerin
    10 janvier 2019

Ce sont plus de cinq heures de plaidoiries de la défense qui doivent occuper cette journée supplémentaire du procès Barbarin, à Lyon. Mais c’est à l’extérieur de l’enceinte judiciaire que, déjà, l’audience portait ses premiers fruits.

Ce jeudi 10 janvier, lors d’une courte suspension d’audience dans la matinée, Mgr Emmanuel Gobilliard, évêque auxiliaire du diocèse de Lyon, exprimait un profond « merci » à François Devaux, président de l’association des victimes La Parole libérée.

« Merci d’avoir secoué l’Église, parce qu’il y a des difficultés, des dysfonctionnements. »

La rencontre réunissait les deux hommes dans la salle des pas perdus, et c’est avec chaleur que l’ecclésiastique s’exprimait : « Merci François, merci à Alexandre d’avoir été le premier à porter plainte : sans vous le procès du père Preynat n’aurait jamais eu lieu. Merci de m’avoir permis d’entendre Christian, Mathieu, le témoignage de vie de Stéphane, cela m’a bouleversé, je ne suis plus le même homme, confiait simplement, sous le feu des caméras, Mgr Gobilliard. Merci d’avoir secoué l’Église, parce qu’il y a des difficultés, des dysfonctionnements. »

« On ne peut que vous souhaiter que ce soit le début qui redonne la juste place morale de l’Église. »

Échange de merci, quand François Devaux se réjouissait de cette reconnaissance du travail accompli : « On ne peut que vous souhaiter que ce soit le début qui redonne la juste place morale de l’Église », répondait le président de La Parole libérée.

Expliquant sa démarche, le père Gobilliard insistait : « Le diocèse, c’est d’abord le gens, on n’est pas là pour se défendre soi-même. Évêque auxiliaire, je représente le diocèse de Lyon et ce ne sont pas d’abord des prêtres et de évêques, ce sont les victimes aussi. »

L’audience devait reprendre, durant laquelle était présentée la défense du primat des Gaules et de cinq de ses collaborateurs poursuivis pour n’avoir pas dénoncé les faits d’agressions sexuelles du père Preynat. L’audience devrait s’achever en début d’après-midi avec une dernière prise de parole des prévenus. Le jugement sera mis en délibéré et la décision rendue le 7 mars prochain.

>>> Retrouvez sur Pelerin.com : Le compte-rendu de notre reporter sur le procès :  premier jour - deuxième jour - troisième jour <<<

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Paru le 10 janvier 2019

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