Vite, la révolution verte !

agrandir Benoît Fidelin, rédacteur en chef à Pèlerin : « Je reste sidéré par la capacité des « hommes de terre » à se remettre en cause et à innover. »
Benoît Fidelin, rédacteur en chef à Pèlerin : « Je reste sidéré par la capacité des « hommes de terre » à se remettre en cause et à innover. » © Jonathan / Fotolia.com
Benoît Fidelin, rédacteur en chef à Pèlerin : « Je reste sidéré par la capacité des « hommes de terre » à se remettre en cause et à innover. »
Benoît Fidelin, rédacteur en chef à Pèlerin : « Je reste sidéré par la capacité des « hommes de terre » à se remettre en cause et à innover. » © Jonathan / Fotolia.com

A l’occasion du Salon de l’agriculture, porte de Versailles, à Paris, Benoît Fidelin, rédacteur en chef à Pèlerin, revient sur les défis des paysans.

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Les éditos d'Anne Ponce

À propos de l'article

  • Créé le 25/02/2015
  • Modifié le 09/03/2015 à 16:48
  • Publié par :Benoît Fidelin
  • Édité par :Estelle Couvercelle
  • Publié dans Pèlerin
    6900, du 26 février 2015

La question fuse alors que l’agriculture tient salon dans la capitale : a-t-on jamais tant exigé des paysans ?

Il leur faut tourner le dos au « productivisme » mais nourrir bientôt 9 milliards d’hommes sur la planète ; développer les circuits courts mais gagner des parts de marché à l’international ; préserver le modèle de l’agriculture familiale mais « manager » leurs fermes comme des entrepreneurs ; réduire l’utilisation d’engrais et produits chimiques mais fournir, avec une régularité de métronome et quel que soit le climat, la grande distribution en aliments calibrés. N’en jetez plus !

A priori, les 500 000 agriculteurs de France se retrouvent pris au piège de ces injonctions aussi urgentes… que contradictoires ! A priori seulement.

Son. Ecoutez l'édito de Benoît Fidelin sur RCF.

 

Que l’on observe de près les recherches agronomiques, les évolutions technologiques et les nouvelles pratiques qui en découlent sur le terrain, et le grand dilemme disparaît sous nos yeux, chassé par le réel : concilier performance économique et écologique devient plus que jamais possible. Grâce, notamment, à l’agroécologie aussi productive qu’économe en eau, pesticides et énergie, à l’agroforesterie capable de renforcer les défenses naturelles des plantes, et à l’agriculture d’extrême précision, utilisant la géolocalisation et même les drones.

Les outils du futur sont là ! Déjà, des milliers de paysans s’en emparent avec la réussite au bout du champ. Mais l’enjeu est que l’immense majorité des agriculteurs embrayent dans la même direction, au gré d’une véritable révolution verte.


De la part de la société, et pour relever ces défis, les paysans ont d’abord besoin de reconnaissance

→ me lançait récemment la responsable d’un important syndicat agricole.

► Son. Benoît Fidelin à l'antenne de France Bleu au Salon de l'agriculture. Cliquez ici pour écouter son intervention.


C’est vrai. Mais l’équation peut aussi être inversée : cette reconnaissance, c’est en produisant autrement qu’ils la gagneront. Et là, rien n’est perdu !

Depuis presque trente ans que je parcours le monde paysan pour Pèlerin, je reste sidéré par la capacité des « hommes de terre » à se remettre en cause et à innover, pour vivre en cohérence avec la nature et la société.

Parmi eux, les jeunes sont de mieux en mieux formés et de plus en plus ouverts. Avec tout cela, c’est peu dire que j’y crois !

Et aussi
Sur France Bleu, notre enquête "Quand la ville dévore la terre", cliquez ici.

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Paru le 2 août 2018

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