On n’a pas tout essayé contre le chômage

agrandir Ancien employé à l’usine Goodyear, Ludovic, 46 ans, découvre les gestes de son futur métier avec son professeur, François Mulette.
Ancien employé à l’usine Goodyear, Ludovic, 46 ans, découvre les gestes de son futur métier avec son professeur, François Mulette. © James Keogh
Ancien employé à l’usine Goodyear, Ludovic, 46 ans, découvre les gestes de son futur métier avec son professeur, François Mulette.
Ancien employé à l’usine Goodyear, Ludovic, 46 ans, découvre les gestes de son futur métier avec son professeur, François Mulette. © James Keogh

Le titre de Benoît Fidelin, rédacteur en chef à Pèlerin, prend, à dessein, l’exact contre-pied d’une phrase prononcée par François Mitterrand le 14 juillet 1993, pour justifier son incapacité à enrayer le flot des inscriptions à ce que l’on appelait alors l’ANPE.

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À propos de l'article

  • Créé le 28/01/2015
  • Publié par :Benoît Fidelin
  • Édité par :Estelle Couvercelle
  • Publié dans Pèlerin
    6896, du 29 janvier 2015

Vingt ans plus tard, le second président socialiste de la Ve République a joué, lui, la carte du volontarisme, promettant une inversion de la courbe du chômage. Non seulement son vœu n’a pas été exaucé mais, depuis son arrivée au pouvoir, le nombre de chômeurs a augmenté de plus de 500 000.

► Son. Ecoutez l’édito de Benoît Fidelin.

 

Les socialistes sont loin d’être seuls en cause. Depuis 1974, droite et gauche ont alternativement échoué sur le front de l’emploi et cette déroute explique en grande partie le discrédit dont souffrent à présent l’ensemble des dirigeants politiques.


Le chômage est notre maladie numéro un

→ affirmait récemment un grand patron chrétien, effaré par l’ampleur des chiffres : le chômage touche en France 5,5 millions de personnes, dont 45 % des jeunes vivant
dans les quartiers sensibles.

Impossible d’accepter cette défaite sociale, car si la crise est là, les solutions aussi ! Pèlerin explore cette semaine les pistes pour en finir avec le scandale des offres de travail non pourvues.

Surtout, des territoires montrent la voie : il existe une France du plein emploi, que je sillonne depuis longtemps. Elle court des Mauges et de la Vendée – le pays des usines à la campagne – à Molsheim en Alsace, en passant par le pays industriel de Vitré en Ille-et-Vilaine et le département de l’Ain, véritable « atelier de Lyon ».

Sur ces terres d’embauches, la recette de l’activité rassemble toujours les mêmes ingrédients : moindre coût du travail grâce à la réduction de la pression fiscale sur les créateurs de richesses ; union sacrée au chevet des chômeurs, des services de Pôle emploi, de la formation professionnelle, des chambres de commerce et des conseillers d’orientation ; clubs d’entrepreneurs qui s’allient pour développer leur contrée ; relance de l’apprentissage ; élus stratèges qui font de l’emploi leur priorité et passent à l’acte à la différence des dirigeants politiques qui pérorent.

Bref, pour l’emploi, voilà des décennies que les conseils des « diseux » mènent à la catastrophe. Alors, de grâce, écoutons un peu les « faiseux » !

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Paru le 2 août 2018

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