La démocratie d’en bas

agrandir Madeleine de Jessey, cofondatrice de Sens commun, a décidé de rejoindre l'UMP pour tenter de rénover ce parti "en pleine déliquescence".
Madeleine de Jessey, cofondatrice de Sens commun, a décidé de rejoindre l'UMP pour tenter de rénover ce parti "en pleine déliquescence". © Bruno Lévy
Madeleine de Jessey, cofondatrice de Sens commun, a décidé de rejoindre l'UMP pour tenter de rénover ce parti "en pleine déliquescence".
Madeleine de Jessey, cofondatrice de Sens commun, a décidé de rejoindre l'UMP pour tenter de rénover ce parti "en pleine déliquescence". © Bruno Lévy

De toute évidence, notre démocratie française ne tourne pas rond, selon Anne Ponce, directrice de la rédaction de Pèlerin.

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Nos éditos

Les éditos d'Anne Ponce

À propos de l'article

  • Créé le 15/10/2014
  • Publié par :Anne Ponce
  • Édité par :Aurore Hautbois
  • Publié dans Pèlerin
    n°6881, du 16 octobre 2014

On pour­rait brandir les sondages, lister les affaires : nul besoin de vous faire un dessin. Un exemple récent quand même ? La bérézina de la énième (huitième !) suspension de l’écotaxe poids lourds.

Voilà donc une mesure issue d’un consensus au Grenelle de l’envi­ronnement et votée en 2009 sous la présidence de Nicolas Sarkozy à la quasi-unanimité des parlemen­taires.

Une mesure qui devait permettre des investissements publics d’intérêt général mais qui est retirée aujour­d’hui devant la menace d’une mani­festation des transporteurs routiers : on arrête tout, « courage fuyons ».

Son. Ecoutez l'édito d'Anne Ponce, directrice de la rédaction de Pèlerin.



Qu’a-t-on donc loupé dans cette affaire ? De quoi a-t-on manqué ? De discernement, de sens des réalités, d’écoute, de courage, de vision d’avenir, de pédagogie ? Sans doute de tout cela. Décidément, on n’y est pas.

En 1966, le général de Gaulle n’avait pas besoin de beaucoup insister pour rappeler que « la poli­tique de la France ne se fait pas à la corbeille » (à la Bourse, NDLR).

Aujourd’hui, le problème est autre : en fait, on ne sait plus où se prennent et où se pensent vraiment les déci­sions. Il y a certes des actes, des réfor­mettes et même quelques vraies réformes ; sous le quinquennat actuel comme sous le précédent.


Mais ce qui manque, c’est un discours qui donne du sens.

On cherche en vain un grand récit, un projet politique capable de tracer un avenir pour le pays et de galvaniser les énergies.
Ça ne vient pas ; en tout cas, ça ne vient pas d’en haut.

Mais en revanche, d’en bas, ça frémit, ça fourmille, ça germe. De-ci, de-là, des élus de terrain, des membres de la société civile et des citoyens reprennent l’initiative.

Ils représentent des sensibilités différentes mais ils ont quelques points communs. Pour eux, l’abstention, la colère ou la rési­gnation ne sont pas la solution.

Ils ne ronchonnent pas, ne cherchent pas de bouc émissaire et ne partent pas du principe qu’« avant, c’était mieux ». Non ! Ce sont des conspi­rateurs du futur, des semeurs de confiance, des bâtisseurs d’avenir.

Ils inventent d’autres modèles de partis politiques, testent de nouvelles formes de démocratie participative, osent voir plus loin et plus haut. Ne nous résignons pas : la démocratie est entre nos mains. 

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Paru le 2 août 2018

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