Éthique mode d’emploi

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Une aide soignante s'occupe d'un patient à l'unité de soins palliatifs du Centre Hospitalier de Bligny, à Briis sous Forges (Essonne) © Amélie Benoist / BSIP
Une aide-soignante s'occupe d'un patient à l'unité de soins palliatifs du Centre Hospitalier de Bligny, à Briis-sous-Forges (Essonne)
Une aide soignante s'occupe d'un patient à l'unité de soins palliatifs du Centre Hospitalier de Bligny, à Briis sous Forges (Essonne) © Amélie Benoist / BSIP

Après une semaine riche en polémiques, Anne Ponce revient sur la question de l'éthique dans la société.

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Nos éditos

Les éditos d'Anne Ponce

À propos de l'article

  • Créé le 05/02/2014
  • Publié par :Anne Ponce
  • Édité par :François Boulard
  • Publié dans Pèlerin
    6845, du 6 février 2014

Les grandes questions de société surgissent décidément dans l’actualité à un rythme effréné : fin de vie, avortement, question du genre. Le tout dans un climat de tensions peu propice à la sérénité qu’exigent ces sujets essentiels. Tragique ! Je vous confie donc ici les repères qui me guident pour y voir plus clair.

1-Le devoir de s’informer. Les questions éthiques sont sérieuses et complexes. Donc : se méfier des rumeurs, des procès d’intention, des accès d’émotion sur des histoires soi-disant « exemplaires ». Au contraire : prendre le temps, se tourner vers des voix réfléchies, croiser avec sa propre expérience. Bref, éclairer sa conscience. Lire, par exemple, Notre regard sur la fin de vie, texte du Conseil famille et société des évêques de France.

2-L’exigence de dialoguer. « Dialoguer ne signifie pas renoncer à ses propres idées et traditions mais à la prétention qu’elles soient uniques et absolues », explique le pape François (message pour la 48e Journée des communications sociales). Tout est dit.

►Son. Écoutez l'édito d'Anne Ponce

 

3-Le risque d’assumer la complexité. Parfois les choses sont simples – noir/blanc, bons/méchants, bien/mal – mais la vie est souvent en zone grise. Commence alors le travail de discernement. Un exercice sur l’actualité récente ? Faire une lecture comparée des textes du cardinal Barbarin expliquant pourquoi il a participé, le 2 février, à la Manif pour tous, et de Mgr Simon, disant pourquoi il pense que sa place n’était pas dans la rue.

4-Le courage de tenir bon sur l’essentiel. L’Évangile n’est pas un catalogue de préceptes mais il n’est pas non plus un manuel de bons sentiments. Il est incisif et exigeant. Donc : se mettre à l’écoute de la Parole, veiller à n’en pas garder seulement ce qui nous arrange.

5-Le droit d’exprimer ses convictions. Chacun doit pouvoir dire son opinion sans être traité, selon les cas, d’ « extrémiste » ou de « fossoyeur de la civilisation ». Exprimer son opinion avec conviction et respect. Un bon test : ce que je proclame, le dirais-je de la même façon face à une personne touchée par le sujet dont je parle ?

Évidemment, ce ne sont que des repères. Loin du « prêt-à-penser » mais très loin aussi du « consensus mou » : j’en fais l’expérience tous les jours… Rendez-vous pour les prochaines grandes questions d’actualité !

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Paru le 20 septembre 2018

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