De la pluie et du beau temps

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Anne Ponce © William Beaucardet
Anne Ponce
Anne Ponce © William Beaucardet

Cette semaine, Anne Ponce, directrice de la rédaction de Pèlerin, a choisi de parler de la pluie et du beau temps. Sujet futile, direz-vous ? Pas si sûr...

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Nos éditos

Les éditos d'Anne Ponce

À propos de l'article

  • Créé le 26/06/2013
  • Publié par :Alice Meker
  • Édité par :Alice Meker
  • Publié dans Pèlerin
    6813, paru le jeudi 27 juin 2013.

Aujourd'hui, j'ai choisi de parler météo. Sujet grave ? Sujet futile ? Il faut voir.

Habituellement, lorsqu'on dit « parler de la pluie et du beau temps », c'est comme pour signifier « parler de tout et de rien », c'est-à-dire, en fait, de pas grand- chose.

Terrible injustice, comme l'actualité vient nous le rappeler. La météo est en réalité un sujet sérieux.

La preuve : nous payons cher les égarements du ciel et les fourvoiements de l'anticyclone.

D'abord, évidemment, la grisaille commence à nous taper sur le système : un peu plus de chaleur et de soleil serait bon pour le moral.

Ensuite, le temps pourri pèse sur notre panier de courses : les fruits et les légumes se font plus rares et, surtout, plus chers.

Samedi, au marché, une vendeuse m'a ainsi interpellée : « Ma petite cliente, prenez des abricots. Ils ne sont pas beaux car ils ont pris la grêle mais ils sont bons ! »

Pour faire une tarte, et pour soutenir les producteurs de la Drôme, j'ai acheté des abricots...

Son. Écoutez l'édito d'Anne Ponce.

 

Au global, cependant, du côté des agriculteurs, la facture des intempéries du printemps est élevée ; selon les estimations de la FNSEA, elle pourrait même s'élever à 500 millions d'euros.

D'autres secteurs économiques souffrent, comme la restauration et le tourisme.

Et il y a des dégâts encore plus graves, par exemple, la mini-tornade qui a détruit 150 maisons en Côte-d'Or, ou les inondations qui ont dévasté des localités dans le sud-ouest.

Le Gave de Pau, devenu torrent furieux, a fait trois victimes et submergé de boue la ville de Lourdes et ses sanctuaires.

La météo est décidément un sujet important. Pour nos ancêtres, c'était une évidence.

Au XXI e siècle, nous avons tendance à l'oublier. La sortie d'une civilisation agricole nous a éloignés de la nature.

Nous vivons dans l'illusion de tout maîtriser, de tout calculer, de tout prévoir.

Or, des choses aussi élémentaires que l'air, le vent et les nuages échappent à notre contrôle.

Finalement, « la pluie et le beau temps » font d'excellents sujets de conversation mais ils sont aussi un constant appel à la sagesse et à l'humilité.

Un conseil : ne manquons pas, ce soir, les prévisions méteo d'Évelyne Dhéliat ou de Laurent Cabrol !     

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Paru le 20 septembre 2018

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