Les convictions de Pèlerin sur le mariage homosexuel

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Les convictions de Pèlerin sur le mariage homosexuel © Eric Garault
Les convictions de Pèlerin sur le mariage homosexuel
Les convictions de Pèlerin sur le mariage homosexuel © Eric Garault

Podcast. Dans son édito du 9 janvier 2013, Anne Ponce, directrice du journal, affirme les convictions de Pèlerin sur le mariage homosexuel... Une occasion pour chacun de nourrir sa réflexion.

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À propos de l'article

  • Créé le 29/05/2013
  • Modifié le 29/05/2013 à 14:00
  • Publié par :Anne Ponce
  • Édité par :Caroline.Chabir

Avec la manifestation du 13 janvier et l'examen du projet de loi au Parlement, la discussion sur le mariage homosexuel prend une ampleur nouvelle. C'est l'occasion pour Pèlerin de proposer un dossier spécial pour permettre à chacun de nourrir sa réflexion. L'occasion aussi d'affirmer quelques convictions.



Première conviction : toute différence n'est pas inégalité. Les associations homosexuelles estiment que les couples de même sexe subissent une discrimination en se voyant refuser l'accès au mariage, l'adoption ou la procréation médicalement assistée (PMA).

Mais il n'y a discrimination que s'il y a différence de traitement entre deux situations identiques. Toute différence n'est pas inégalité.

Deuxième conviction : on ne fait pas de bonnes lois uniquement avec de bons sentiments. Trop de projets législatifs sont dictés par l'émotion, la bonne ou la mauvaise conscience, la défense d'intérêts particuliers ou parce que "c'est comme ça maintenant".

La loi est faite pour promouvoir l'intérêt général. Et la disqualification de toute critique du projet du gouvernement en la taxant d'homophobie n'est pas acceptable.

Troisième conviction : il n'y a pas de droit à l'enfant. Ni pour les homosexuels ni pour les hétérosexuels. Ce qui prime, c'est le droit de l'enfant. L'enfant n'est pas un objet mais un sujet.

Notre société est malheureusement entrée dans une logique de toute-puissance : "Tout ce qui est possible, nous le ferons ; tout ce que nous voulons, nous l'aurons." Cette logique est déjà à l'œœuvre dans l'économie. Faut-il qu'elle règne aussi sur les relations humaines, la sphère familiale, la procréation ? Non !

Dernière conviction : l'homophobie est condamnable, chaque personne a droit au respect. Les discriminations dont ont été victimes les homosexuels depuis des siècles expliquent les revendications actuelles.

Et l'honnêteté oblige à dire que l'Église catholique (elle n'est certes pas la seule) n'a pas toujours brillé par son ouverture et son écoute : cela explique en partie que sa voix ait du mal à se faire entendre dans le débat actuel.

Dans nos familles et dans nos églises, il doit y avoir place pour tout le monde. Une place pour chaque personne, hétérosexuelle ou homosexuelle. Une place pour tous les enfants, d'où qu'ils viennent. Et une place pour leurs parents.

■ Consulter notre sondage exclusif Pèlerin / Ifop

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Paru le 11 octobre 2018

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