Les Veilleurs : debout contre les injustices

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Veilleurs debout devant le palais de justice de Paris pendant le procès de Nicolas Buss. © PhotoPQR / Le Parisien / Thomas Morel Fort
Les veilleurs : debout contre les injustices
Veilleurs debout devant le palais de justice de Paris pendant le procès de Nicolas Buss. © PhotoPQR / Le Parisien / Thomas Morel Fort

Depuis le 24 juin 2013, des Veilleurs manifestent en silence, dans plus de 80 villes de France, contre la loi instaurant le mariage pour tous. Qui sont-ils ?

À propos de l'article

  • Créé le 19/07/2013
  • Publié par :Marie-Christine Vidal
  • Édité par :Estelle Couvercelle
  • Publié dans Pèlerin
    6816, paru le 18 juillet 2013.

Paris, 11 juillet 2013, 18 heures. Sur la place Vendôme, le soleil brûle les pavés. Au milieu de l'esplanade piétonne, devant les vitrines des plus grands joailliers du monde, quinze « piquets » humains de tous âges, plantés à intervalles réguliers selon une esthétique parfaite. Immobiles face au ministère de la Justice, sous le contrôle de deux camions de police.

Six heures plus tard, la fraîcheur de la nuit est tombée. Les rangs se sont clairsemés, les visages ont changé. Mais il reste huit veilleurs. Debout. Depuis le 24 juin 2013, 24 heures sur 24, des formes silencieuses « occupent » les lieux.

L'idée vient de Jean-Baptiste, 22 ans, étudiant en finances. Choqué par la condamnation du manifestant antimariage homo, Nicolas Buss, à deux mois de prison ferme), le 19 juin 2013, il décide de se poster en silence sous les fenêtres de la garde des Sceaux, Christiane Taubira.

Vidéo. Reportage d’ITélé sur les veilleurs qui soutiennent Nicolas Buss, avant son jugement.

 
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S'inspirant d'un manifestant, en Turquie, dont il avait lu le témoignage dans la presse. Alors que des participants de la Manif pour tous avaient créé le mouvement non violent des veilleurs, il invente les « veilleurs debout ».

Les réseaux sociaux aidant, l'idée se propage. De Brest à Avignon, de Metz à Pau, plus de 80 villes de France voient éclore des rassemblements spontanés devant les tribunaux ou les maisons d'arrêt.

Les manifestants pacifiques brandissent des panneaux pour demander la libération de Nicolas, à leur sens injustement condamné. Le 9 juillet 2013, l'étudiant incarcéré est jugé en appel, et libéré. Mais les veilleurs continuent... à veiller.

« Mon engagement et celui des autres Bordelais dépasse le cas de Nicolas, explique Arthur, 19 ans. Notre mouvement continue contre la loi Taubira autorisant le mariage des personnes de même sexe. Des gens viennent nous poser des questions et il en découle, en général, un dialogue constructif. »


► Lire la suite de l’article de Marie-Christine Vidal, dans Pèlerin n° 6816, du 18 juillet 2013.

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Paru le 18 octobre 2018

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