Hélène au Pèlerinage national, à Lourdes : "Je me sens appelée par Marie et par les malades"

agrandir Hélène au Pèlerinage national, à Lourdes : "Je me sens appelée par Marie et par les malades"
Hélène au Pèlerinage national, à Lourdes : "Je me sens appelée par Marie et par les malades" © Julien Pebrel
Hélène au Pèlerinage national, à Lourdes : "Je me sens appelée par Marie et par les malades"
Hélène au Pèlerinage national, à Lourdes : "Je me sens appelée par Marie et par les malades" © Julien Pebrel

Hélène, 35 ans, avocate, vient régulièrement au Pèlerinage national, à Lourdes. Cette année, elle va prononcer son engagement d’hospitalière. Elle explique le sens de sa démarche.

À propos de l'article

  • Créé le 05/06/2013
  • Modifié le 05/06/2013 à 12:00
  • Publié par :Sabine Harreau
  • Édité par :Sabine Harreau
  • Publié dans Pèlerin
    6767-6768 du 09-16 août 2012

Pèlerin : Pourquoi avez-vous décidé de vous engager au Pèlerinage national ?
Hélène : Depuis plusieurs années, je viens comme hospitalière pour m'’occuper des personnes malades et handicapées qui sont hébergées, durant le Pèlerinage, dans un accueil médicalisé qui s’'appelle l’'Accueil Marie-Saint-Frai.

Mon service se situe au premier étage, à la salle Sainte-Élisabeth A. Au départ, j’'appréhendais de ne pas être à la hauteur mais Patricia, la première personne dont je me suis occupée en 2005, m’'a beaucoup touchée.

Cette mère de famille de 45 ans, originaire des Landes, a eu un grave accident de voiture et sa vie a basculé. Elle vit maintenant dans une institution. Elle a perdu son mari, et son handicap fait qu'’elle n’'est pas toujours lucide. Mais quand elle sourit, tout s'’éclaire !

Aujourd’'hui, cet engagement à venir tous les ans au Pèlerinage national me paraît une évidence. Je me sens appelée par Marie et par les malades. Et à chaque fin de pèlerinage, je me dis : " Vivement l’'année prochaine ! "

Est-ce qu’'il y a une entraide entre les bénévoles ?
Oui ! J’'aime particulièrement notre salle. La première année où je suis arrivée pour être hospitalière, j'’ai trouvé l’'accueil étonnamment sympathique et chaleureux. Nous avons la responsabilité de cinquante lits.

Nous sommes heureux de retrouver, d’'une année sur l’'autre, les mêmes personnes malades. Ce sont des adultes, hommes et femmes de tous âges et des quatre coins de la France.

Parmi les bénévoles, il y a des hospitaliers qui sont là depuis plus de quarante ans, ils apprennent aux plus jeunes les gestes techniques. Par exemple, mettre un bas à varices, ce n’'est pas si facile, cela s’'apprend !

Et si l'’un des hospitaliers a des réticences pour faire tel ou tel service, chacun est libre de choisir ce qu’il veut faire. Il peut être aussi utile d'’aller parler à une malade qui n’'a pas le moral que de faire la toilette d’'une autre.

Pouvez-vous décrire une journée type de pèlerinage ?
Les bénévoles se retrouvent à 6 heures du matin, pour une prière commune avec l’'aumônier. Puis, nous allons réveiller les malades. On commence, sans allumer la lumière, par une prière.

Après le réveil, nous faisons leur toilette, nous les aidons à s’'habiller, nous les conduisons dans la salle à manger pour le petit déjeuner. Ensuite, ils partent, en fauteuil roulant ou en chariot, à la messe. Souvent, nous aimons les y retrouver après avoir fait le ménage des chambres.

Tout le monde revient pour le déjeuner, puis nouveau départ vers la Grotte, les piscines…. Cela dépend. Nous ne sommes pas obligés de les accompagner, car les brancardiers se chargent de leur transport, mais nous aimons bien les suivre pour passer du temps avec eux.

Nous les accompagnons boire un café, acheter une carte postale, un souvenir…. Le soir, après le dîner, est un moment propice pour parler tranquillement. Enfin, nous nous occupons du coucher et nous quittons l’'unité vers 23 heures.

Existe-t-il une façon particulière d’'être avec les personnes malades ?
En fait, il faut être naturel. Si on n’'est pas à l’'aise, la personne le sent. Nous veillons à être doux lorsque nous faisons les soins et nous attachons beaucoup d’'importance au respect du corps. Il y a des paravents pour isoler les lits lors de la toilette.

Au départ, je ne pensais pas être capable de m'’occuper si simplement des pèlerins malades. La seule crainte que j'’avais, c'’était de leur faire mal. Bien sûr, il y a des moments difficiles, des malades nous disent combien il est dur pour eux d’'être dépendants et livrés à des mains inconnues.

Pour moi, c’est une manière de servir le Christ. On est face à des personnes tellement démunies. Quand je suis à Lourdes, auprès des malades, j’ai l’'impression de voir la tendresse de Jésus à travers eux.

Le site officiel du Pèlerinage national donne les informations pratiques. Et si vous souhaitez devenir hospitalier, découvrez des vidéos sur les précédentes éditions.

6767-6768 Enquête Marie Aujourd'hui

"Marie Aujourd'hui", un dossier de trente pages à lire dans Pèlerin n °6767-6768 du 09-16 août 2012

Personne ne connaît les origines de Notre-Dame de Salut, statue au sourire énigmatique, léguée en 1855 au père assomptionniste Charles Laurent. Mutilée durant la Commune, la statue retrouve son rayonnement au moment de la fondation de l'association qui porte son nom, le 24 janvier 1872, par des assomptionnistes parisiens. Notre-Dame de Salut accueille désormais les jeunes venus du monde entier, hébergés dans l'auberge chrétienne de jeunesse Adveniat, à Paris. Chaque semaine, vous la retrouvez en photo médaillon dans Pèlerin. Qu'elle ouvre ces pages dédiées à la Vierge et à ceux et celles qu'elle inspire est apparue comme une évidence.

■   Trouvez Pèlerin chez le marchand de journaux le plus proche de chez vous (entrez "Pèlerin" puis votre adresse postale).

Vos commentaires

0 Commentaire Réagir

Paru le 2 août 2018

Notre Librairie

Voyages et croisières