Louis-Henry Despaigne, hospitalier au Pèlerinage national, à Lourdes

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© Amandine Loget
Louis-Henry Despaigne, hospitalier au Pèlerinage national, à Lourdes
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À Lourdes, le Pèlerinage national rassemble, du 11 au 16 août, 10 000 pèlerins et 800 personnes malades et handicapées. Louis-Henry Despaigne, 26 ans, hospitalier, s’y rend pour la dixième fois !

À propos de l'article

  • Créé le 27/07/2018
  • Publié par :Félicité de Maupéou
  • Édité par :Sabine Harreau

L’expérience du service, celle de pouvoir se donner, et la joie que cela procure, quelque chose de fondamental qui a bouleversé ma vie, voilà ce que j’ai vécu à Lourdes dès mon premier pèlerinage national ! » Louis-Henry Despaigne ne semble pas être de ceux qui se laissent aller à l’emphase, son ton est posé, ses mots pesés. Mais quand il parle de Lourdes, ce jeune polytechnicien de 26 ans y met tout son cœur.

Pendant l’office, au moment de l’élévation, il a voulu que nous le levions. Cela m’a bouleversé.

Venu presque « par hasard » au sanctuaire avec un ami nommé Benoît, il y a dix ans, en sortant de terminale, ils arrivent en retard le premier jour et rencontrent alors Laurent, qui attend dans son fauteuil roulant d’être emmené à la messe. « Le premier contact a été difficile, nous étions saisis tous les deux, ne sachant que faire. Pendant l’office, au moment de l’élévation, il a voulu que nous le levions. Cela m’a bouleversé. » Laurent leur demande de revenir le voir les autres jours. Cette année encore, il sera à Lourdes avec Benoît et Louis-Henry. « Cette première rencontre a été très forte », raconte le jeune ingénieur avec pudeur.

Des adeptes de tous bords en renfort

L’année suivante, le voilà hospitalier, chargé du réveil, des douches et des gardes de nuit auprès des malades pendant cinq jours. Depuis, Louis-Henry n’a pas manqué un été et a pris, l’année dernière, l’engagement de venir tous les ans au pèlerinage national. Avec lui, huit amis ont sauté le pas. Car, fort de cet « appel », comme il le nomme, il a attiré dans son sillage de nombreux – 150 ! – nouveaux pèlerins. « Cela fait partie de mon identité, dit-il. Je ne peux pas m’empêcher d’en parler. »

Les premières recrues sont ses amis, que Lourdes lui permet de « découvrir autrement, sans masque ». Une orthodoxe et une musulmane rencontrées en Jordanie lors d’un stage, ou encore cette amie athée, « qui n’est jamais revenue, mais téléphone toujours deux fois par an aux malades qu’elle a rencontrés», se sont aussi laissés convaincre. À Paris, Louis-Henry anime depuis deux ans une petite « communauté » d’hospitaliers.

Comme chrétien, je sais que cela fait partie de mon chemin de sainteté.

Ils montent ensemble une pièce de théâtre pour financer le pèlerinage de quelques malades, mais « surtout maintenir vivant l’esprit de Lourdes au long de l’année ». Comment résonne cet « esprit de Lourdes », au diapason des plus fragiles, chez lui à qui beaucoup de choses semblent réussir ? « Dans ma vie quotidienne, on attend en permanence de moi que je sois performant, répond Louis-Henry, qui travaille depuis un an et demi dans une entreprise d’ingénierie.

Dans ma vie quotidienne, on attend en permanence que je sois performant, à Lourdes je suis évalué comme un être humain.

À Lourdes, en revanche, je suis évalué comme être humain, et non pas selon mon parcours professionnel ou mes études. » Mais le pèlerinage provoque surtout chez lui un décentrage : « Je suis forcé de me tourner vers les autres, explique-t-il. Comme chrétien, je sais que cela fait partie de mon chemin de sainteté. Lourdes est une racine que j’ai choisie, nécessaire pour garder un cap. »

Vos commentaires

1 Commentaire Réagir

Louis-Henry DESPAIGNE.

Henrigolant 08/08/2018 à 21:37

Très beau témoignage. Comme j'aimerai ressembler à ce jeune homme. Bravo Monsieur, continuez et bon courage. Bon Pélerinage./.

Paru le 2 août 2018

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