Soyons des écopèlerins !

agrandir Serge (à g.), en train de nettoyer le Camino francés en avril 2014.
Serge (à g.), en train de nettoyer le Camino francés en avril 2014. © Jean-Charles Rousseau
Serge (à g.), en train de nettoyer le Camino francés en avril 2014.
Serge (à g.), en train de nettoyer le Camino francés en avril 2014. © Jean-Charles Rousseau

Être pèlerin au XXIe siècle, ce n’est pas seulement marcher sur des chemins d’histoire. C’est aussi préserver ces circuits pour leur assurer un avenir.

Pèlerins de la Terre

À propos de l'article

  • Créé le 17/09/2014
  • Publié par :Gaële de La Brosse
  • Édité par :Cécile Picco
  • Publié dans Pèlerin
    6882, du 23 octobre 2014

Serge, qui a effectué le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle à vingt-deux reprises, marche avec un sac-poubelle et une pince pour ramasser les déchets laissés par les pèlerins.

Ce chemin est sacré et doit rester pur

Sur le Camino francés, en effet, affluence – 151 761 pèlerins en 2013 – rime avec pollution.

Si bien qu’en Galice, une association de défense de la nature a édité un guide des bonnes pratiques environnementales du chemin de Saint-Jacques. Son protagoniste est l’écopèlerin, symbolisé par un lucane ou cerf-volant, insecte en voie d’extinction.

Sur les itinéraires jacquaires français, des initiatives novatrices ont également vu le jour, telles l’installation de toilettes sèches à Saint-Privat-d’Allier (Haute-Loire) ou la construction du gîte Écoasis à Gréalou, entre Figeac et Cajarc (Lot).

 Ce lieu est écoconçu et écologiquement engagé. Nous y préparons une cuisine de marché saine et biologique 

→ les gérants Audrey et Emmanuel Sailly.

D’autres chemins de pèlerinage participent à ce mouvement de tourisme responsable.

« En relançant les chemins du Mont-Saint-Michel, confie Marie-Paul Labéy, je souhaitais que ce renouveau spirituel soit ancré dans l’écologie. Ces itinéraires voués à l’ange de lumière permettent d’approcher le sacré par la contemplation. »

Telle est aussi l’ambition de la « Bande verte et citoyenne », sur les chemins de saint Martin, axée sur la préservation de la nature et du patrimoine.

Le geste du généreux soldat, qui partagea son manteau avec un pauvre, commente n’est-il pas une invitation à prendre soin de nos semblables et, plus largement, de la ­planète ?

→ Antoine Selosse, directeur du Centre culturel européen Saint-Martin-de-Tours.

Vos commentaires

0 Commentaire Réagir

Paru le 18 octobre 2018

Notre Librairie

Voyages et croisières