Petites bêtes et grands enjeux

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Anne Ponce, directrice de la rédaction © William Baucardet
Anne Ponce, directrice de la rédaction
Anne Ponce, directrice de la rédaction © William Baucardet

A l’occasion de la Fête de la nature, du 22 au 26 mai 2013, Pèlerin se met au vert… sa directrice de la rédaction également.

Pèlerins de la Terre

À propos de l'article

  • Créé le 05/06/2013
  • Modifié le 05/06/2013 à 12:00
  • Publié par :Anne Ponce
  • Édité par :Estelle Couvercelle
  • Publié dans Pèlerin
    6809, 30 juin 2013

La Fête de la nature nous invite, cette semaine, à découvrir les petites bestioles : bien gentil tout ça. Même chose pour les grands débats sur la transition énergique : infiniment sympathique mais utopique.

Quant à l'écologie : généreux mais agaçant passe-temps pour bobos urbains. N'est-ce pas ? D'autant que la France est entrée en récession et que nous avons peut-être plus urgent à traiter que la fonte des glaces, l'avenir des abeilles et la fabrication d'énergie avec des bouses de vache...

En fait, jusque-là, j'ai tout faux. Car se préoccuper de l'avenir de la planète n'est pas un luxe, c'est une nécessité. Plus encore en ces temps de crise. Et cela vaut pour nos pays comme pour les régions les plus pauvres, premières victimes de nos inconsciences prédatrices.

Son. Ecoutez l’édito d’Anne Ponce.

 

Prendre soin de la Terre est devenu un enjeu environnemental, mais aussi économique et spirituel. Environnemental car la planète s'épuise et nous le fait savoir jusque dans les colères de son climat.

Économique car la transition écologique apparaît comme l'une de nos rares chances de trouver un autre modèle de croissance. Spirituel enfin, car notre voracité consommatrice témoigne d'un comportement autodestructeur, d'un rapport dévoyé aux autres et à nous-mêmes.

Il nous faut donc trouver une autre façon d'habiter la Terre. On peut parler de respect de la Création ou appeler à une « sobriété heureuse », comme le sage Pierre Rabhi. Mots différents, même exigence. Le « Remplissez la Terre et soumettez-la » de la Bible ne signifie certainement pas la saccager. À l'inverse, il ne s'agit pas de faire de la Terre une nouvelle divinité. Retrouvons donc un juste rapport à la nature : respect de l'environnement et soin de l'humanité sont liés.

 « Quand nous ne prenons pas soin de la Création et des frères, alors la destruction trouve une place et le cœur s'endurcit. (...) Tout est confié à la garde de l'homme, et c'est une responsabilité qui nous concerne tous », a dit le pape François aux premiers jours de son pontificat, en se référant à saint François d'Assise.

Petites bêtes et grande famille humaine partagent la même destinée. La Fête de la nature, c'est aussi notre fête à tous.

► A découvrir  le précieux blog Églises & écologies de Dominique Lang, prêtre assomptionniste et journaliste à Pèlerin.

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Paru le 20 septembre 2018

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