L'épargne solidaire stimule les "coacteurs" de développement

Pour Geneviève Guénard, directrice administrative et financière du CCFD-Terre solidaire, les épargnants solidaires savent à quoi sert leur argent puisqu’ils s’engagent pour une cause précise. Ils ont le sentiment d’être « coacteurs » et sont donc plus impliqués.

Pèlerins de la Terre

À propos de l'article

  • Publié par :Patricia Labiano
  • Édité par :Patricia Labiano

Les critères de sélection des fonds solidaires changent-ils selon l'époque ?
Geneviève Guénard : Les critères éthiques qui président à la sélection d’entreprises sont toujours d’actualité. Ainsi, récemment, un média anglais soutenant un salon de l’armement a été sorti du fonds "Éthique et Partage ». Pour « Faim et développement-Équilibre", des activités comme l’armement, le jeu, l’alcool, la pornographie, les OGM sont exclues. Je précise que, pour les OGM, nous poursuivons notre réflexion quitte à revoir nos positions. Concrètement, un comité de gestion se réunit une fois par mois pour faire une sélection d’entreprises éligibles à nos fonds. Si un choix est discutable, nous faisons appel au comité éthique - composé de membres du CCFD et de ses mouvements. Mais nous comptons avant tout sur le dialogue avec les entreprises pour qu’elles se responsabilisent et évoluent vers de bonnes pratiques. C’est ainsi que l’on fera bouger les choses.

Vidéo. L'épargne solidaire par Geneviève Guénard. Source: CCFD. Durée: 8 minutes.

 

Comment expliquez-vous le succès des fonds de partage ?
En souscrivant à ces fonds, les épargnants savent à quoi sert leur argent puisqu’ils s’engagent pour une cause précise. Ils ont le sentiment d’être « coacteurs » et sont donc plus impliqués.

Quelles leçons peut-on tirer de la crise en matière de finance solidaire ?
Nous avons fait le choix d’investir dans des fonds "patients", susceptibles de rapporter sur le long terme, plutôt que de chercher à faire des "gros coups". Nos fonds n’ont pas échappé à la crise, mais ils accusent des baisses de rendement moins importantes que les placements classiques. Les principes qui gouvernent la finance solidaire, son souci d’irriguer l’économie "réelle", tracent des pistes pour éviter une nouvelle crise économique.

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Paru le 4 octobre 2018

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