Les chrétiens syriens dans la tourmente

agrandir Chrétiens en prière pour la paix, à l'appel du papa François, en l'église catholique melkite de Damas, le 7 septembre 2013.
Chrétiens en prière pour la paix, à l'appel du papa François, en l'église catholique melkite de Damas, le 7 septembre 2013. © AFP/Louai Besshara
Chrétiens en prière pour la paix, à l'appel du papa François, en l'église catholique melkite de Damas, le 7 septembre 2013.
Chrétiens en prière pour la paix, à l'appel du papa François, en l'église catholique melkite de Damas, le 7 septembre 2013. © AFP/Louai Besshara

Les Syriens chrétiens témoignent de leur quotidien difficile et n'entrevoient pas d'issue au drame qu'ils traversent. Selon eux, une intervention occidentale ne ferait qu'empirer la situation.

La vie des chrétiens d'Irak aujourd'hui

À propos de l'article

  • Créé le 09/09/2013
  • Publié par :Sophie Laurant
  • Édité par :Estelle Couvercelle
  • Publié dans Pèlerin
    6824, du 12 septembre 2013.

« Depuis début septembre 2013, l'eau, le gaz et l'électricité sont coupés à Alep où habite encore toute ma famille », s'inquiète Farès. Ce chrétien syrien de 56 ans, réfugié en France, n'arrive plus à communiquer avec ses parents. Ceux-ci tentent de survivre dans la partie de la grande ville du nord, contrôlée par l'armée officielle.

« Les routes sont coupées par les rebelles, alors, le prix du pain est devenu exorbitant, poursuit-il. J'ai peur que bientôt, ils aient faim. » « Jusqu'au milieu de l'été, notre région était calme. Mais je tremble désormais pour mes neveux et encore plus pour mes nièces qui habitent à 25 kilomètres de Damas, s'inquiète de son côté Nayla, 55 ans.

Vidéo. A Maaloula, au nord de Damas, les chrétiens sont inquiets. Source : France 24.


Se rendre à l'université est devenu très dangereux. Il y a des barrages partout, dressés par les djihadistes. » Nayla est gouvernante au Liban depuis un an « car il n'y a plus de travail en Syrie et je dois aider mes vieux parents qui ne veulent pas quitter leur village. »

L'exil n'est pas une solution envisageable pour tous. Georges, 26 ans, étudiant, résume : « Désormais, il faut un visa, même pour aller en Égypte. Et de l'argent. Car la vie est très chère en pays étranger. »

Sentent-ils que leur famille est plus particulièrement menacée parce que chrétienne ? « Oui. Mais pas par nos voisins musulmans, précise vigoureusement Nayla. Nous nous entendons bien avec eux, il n'y a jamais eu de problème. » Elle accuse une « troisième colonne » de partisans fanatiques d'Al-Qaida, « des étrangers qui détestent les chrétiens et sèment la violence ! »

► Lire la suite de l’article dans Pèlerin n°, 6824, du 12 septembre 2013.

► Trouvez Pèlerin chez le marchand de journaux le plus proche de chez vous (entrez "Pèlerin" puis votre adresse postale).

Vos commentaires

0 Commentaire Réagir

Paru le 18 octobre 2018

Notre Librairie

Voyages et croisières