Ryad, apprenti d’Auteuil, travaille pour soutenir les enfants du Togo

agrandir Ryad, 13 ans, participe à l’opération de solidarité en faveur de l’association Vivre dans l’Espérance.
Ryad, 13 ans, participe à l’opération de solidarité en faveur de l’association Vivre dans l’Espérance. © D. R.
Ryad, 13 ans, participe à l’opération de solidarité en faveur de l’association Vivre dans l’Espérance.
Ryad, 13 ans, participe à l’opération de solidarité en faveur de l’association Vivre dans l’Espérance. © D. R.

Les enfants éduqués dans le cadre de la Fondation Apprentis d’Auteuil, participent, jusqu’au 9 décembre 2015, à une opération de solidarité au profit, cette année, de l’association Vivre dans l’Espérance fondée par sœur Marie Stella. Exemple, dans le Nord.

À propos de l'article

  • Créé le 01/12/2015
  • Publié par :Sophie Laurant
  • Édité par :Estelle Couvercelle
  • Publié dans Pèlerin
    1er décembre 2015

Il arrive du collège tout essoufflé, lâche son sac à dos et s’installe avec son goûter, dans la chaleureuse salle commune de l’Accueil Saint-Augustin. Ryad, 13 ans, fait partie des quinze enfants placés par l’aide sociale à l’enfance dans cette maison, gérée par la Fondation Apprentis d’Auteuil, à La Bassée dans le Nord.

Il attrape l’urne de carton, décorée de photos de jeunes africains, pour compter les tickets équivalents à 1 € que les enfants ont glissé « à chaque heure de devoirs effectués, explique-t-il. J’en ai déjà mis deux dans la boîte, pour aider les enfants du Togo à s’équiper en ordinateurs. »

Les Olympiades de l’étude solidaire

Ryad participe pour la troisième année à l’opération Olympiades de l’étude solidaire, qui se déroule jusqu’au 9 décembre 2015.

Pour chaque heure travaillée par les enfants,  un mécène qui soutient la Fondation offre donc un euro. L’an dernier, plus de  14 000  € ont ainsi été récoltés auprès de  1 400 enfants, dans 30 établissements des Apprentis.

La collecte est destinée, cette année, à l’association d’aide aux orphelins du sida, de sœur Marie Stella, avec laquelle les Apprentis d’Auteuil, comme Pèlerin, entretient des liens privilégiés.

« Je pourrais faire mieux, s’autocritique le garçon, mais je suis un peu flemmard, même si j’aime bien l’école depuis que je suis dans un collège strict, surtout l’histoire. »

Les yeux pétillants, Sarah, 12 ans, vient lui tirer sa capuche sur les yeux : « Ma sœur est parfois énervante », soupire Ryad, d’un air blasé, avant d’annoncer qu’il a « huit sœurs en tout dont Sarah et une grande qui vit toute seule ».

Il énumère les prénoms des six autres, qu’il ne connaît pas ou à peine. Puis il évacue pudiquement l’information d’un « Cela m’est égal… » et d’un haussement d’épaules. Pour revenir à une discussion serrée, avec son copain Thomas, sur les mérites (et les défauts !) des différents profs…

S’il a du mal à se représenter quelle peut être la vie de ces jeunes Africains, Ryad dresse l’oreille à l’idée qu’ils vivent comme lui, en fratries, dans une maison qui s’appelle aussi Saint-Augustin.

« Quand j’aurai 16 ans, j’aimerais bien participer à un chantier de jeunes au Togo. Cela ne me dérangerait pas de vivre dans un pays sans télévision. »

D’ailleurs, Georges, un ancien de la maison, aujourd’hui étudiant, est parti trois fois au Togo en chantier d’été, à Dapaong et a raconté aux plus jeunes, ses expériences africaines.

La Semaine de la réussite

Ryad et ses camarades vont le retrouver le soir même à la salle des fêtes de Fournes-en-Weppes, où se trouve le siège de la Fondation, pour la soirée « Semaine de la réussite ». Chaque année, en effet, la Fondation récompense par une remise de diplômes, les efforts, l’assiduité, la volonté de ces jeunes en difficulté. Ce soir-là, sont honorés aussi bien ceux qui ont obtenu leur bac que les tout-petits qui ont monté un spectacle de marionnettes.

C’est ainsi que Ryad et les autres enfants de l’Accueil Saint-Augustin vont monter sur scène pour leur engagement dans l’opération des Olympiades, avant à leur tour d’applaudir Georges, Marion et les autres participants du chantier d’été à Dapaong.

En attendant de suivre les traces des « grands », les enfants de La Bassée espèrent dépasser le montant de 200 € atteint par leur maison, en 2014. « Il faut que je fasse mes exercices d’anglais », en conclut Ryad en ouvrant son cartable.

Vidéo. Les orphelins de sœur Marie Stella parlent de cette opération de solidarité.

 

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Paru le 18 octobre 2018

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