« Le Jour du Seigneur » prend un nouvel élan

agrandir David Milliat, le présentateur du magazine, reçoit le renfort d'une nouvelle chroniqueuse, Constance de Bonnaventure.
David Milliat, le présentateur du magazine, reçoit le renfort d'une nouvelle chroniqueuse, Constance de Bonnaventure. © Corinne Simon / Ciric
David Milliat, le présentateur du magazine, reçoit le renfort d'une nouvelle chroniqueuse, Constance de Bonnaventure.
David Milliat, le présentateur du magazine, reçoit le renfort d'une nouvelle chroniqueuse, Constance de Bonnaventure. © Corinne Simon / Ciric

Pour ses 70 ans, « Le Jour du Seigneur » (« JDS ») lance une nouvelle formule. À cette occasion, F. Thierry Hubert, son producteur, dévoile les changements prévus

À propos de l'article

  • Créé le 03/01/2019
  • Modifié le 03/01/2019 à 12:00
  • Publié par :Eyoum Nganguè
  • Édité par :Sabine Harreau
  • Publié dans Pèlerin
    7001 du 3 janvier 2019

Pèlerin : Le « JDS » a 70 ans. Comment  expliquez-vous cette longévité ?

FR Thierry Hubert JDS

Frère Thierry Hubert : Tout  d’abord  par  la confiance de nos télé- spectateurs,  qui  nous  regardent chaque dimanche. Ensuite parce qu’en 1950, le Comité français de radio télévision (CFRT), une association loi 1901, a été créé pour appeler à la générosité des donateurs qui n’ont cessé depuis de nous soutenir. Si on ajoute à cela l’appui du service public de l’audiovisuel, nous avons eu les moyens de durer jusqu’aujourd’hui. Par ailleurs, depuis le début, la même congrégation religieuse assure la direction de l’émission. Le fondateur et premier producteur a été le P.  Raymond Pichard, de 1948 à 1976.

Le « JDS » a toujours gardé la même vocation : l’annonce de l’Évangile à la télévision.

Ses successeurs, tous des dominicains, ont été nommés par l’Assemblée des évêques de France. Enfin, progressivement, dans un contexte de laïcité, à l’initiative du P. Pichard, le « JDS » a soutenu l’ouverture de la télévision à d’autres expressions religieuses : le protestantisme en 1955, le judaïsme en 1962, l’islam en 1983 et le bouddhisme en 1996. Le service public a ainsi proposé une matinée complète intitulé « Les chemins de la foi » qui, le dimanche matin, de 8 h 30 à 12 heures, réunit les programmes cultuels, culturels et pédagogiques des différentes religions. Cela a permis de légitimer le « JDS » qui a toujours gardé la même vocation : l’annonce de l’Évangile à la télévision.

Dans quel contexte la première  messe a-t-elle été célébrée, le 25 décembre 1948 ?
On comptait alors moins de 3 000 postes de télévision en France. Personne n’imaginait que la télé deviendrait le plus grand média de la deuxième moitié du XXe siècle. En autorisant la diffusion de cette première messe, François Mitterrand, alors secrétaire d’État chargé de l’Information, présumait que les croyants pourraient être intéressés par l’achat d’un téléviseur parce qu’ils allaient y retrouver une émission catholique. Il a sans doute eu raison.

En soixante-dix ans, quels événements ont le plus marqué le « JDS » ?
C'est une question difficile, car chaque dimanche où le « JDS » a accompagné les téléspectateurs a son importance ! Comme épisodes marquants, je pense à des opérations tel l'inoubliable tournage sur le mont des Oliviers, à Jérusalem, le 24 novembre 2013. Par ailleurs, n'oublions pas l'ouverture œcuménique proposée par l'émission, qui a apporté sa contribution au vivre-ensemble.

Dès ce 6 janvier, le « JDS » amorce des réformes. Qu'est-ce qui va changer ?
La ligne éditoriale s'articulera sur l'idée que la foi ne constitue pas un obstacle mais, au contraire, un élan. À partir de ce concept, les deux parties de l'émission, à savoir le magazine et la messe, ont été restructurées. Le magazine qui débutera à 10 h 30 précises, animé par notre présentateur habituel, David Milliat, dans un décor repensé, proposera une fenêtre ouverte sur le monde.

Des rubriques et des reportages, tous en format court, qui conduiront le téléspectateur jusqu'à la messe.

Objectif : donner un souffle nouveau à l'émission et un élan de communion, au fur et à mesure des rubriques et des reportages, tous en format court, qui conduiront le téléspectateur jusqu'à la messe. Parmi ces rubriques : « Vous nous étonnez », petit reportage qui mettra en valeur ce que j'appelle les « saints du quotidien », des gens ordinaires, chrétiens engagés, qui se dévouent pour les autres, l'Église, les pauvres, etc. Une nouvelle venue, Constance de Bonnaventure, présentera en outre deux chroniques inédites : « L'agenda de Constance », des livres, des pièces de théâtre et des films en lien avec la spiritualité ; et « Ça mérite le détour », une séquence sur le patrimoine religieux du diocèse de la paroisse où se déroule la messe.

La messe sera-t-elle toujours en direct ?
Bien sûr ! La célébration eucharistique commencera toujours exactement à 11 heures. Elle sera précédée d'une rubrique dénommée « Pierres vivantes », qui brossera le portrait de trois ou quatre personnes dont le dynamisme est reconnu dans la paroisse. En fin de parcours, le « JDS » se clôturera par une séquence « Parole inattendue » : une personne, connue ou inconnue, non ecclésiastique mais amoureuse de la Bible, confiera la parole qui la nourrira durant toute la semaine. Dernière nouveauté : l'offre digitale du « JDS », avec une application lancée le 6 janvier afin que les téléspectateurs aient accès à nos programmes sur les téléphones portables et les tablettes.

Pourquoi autant de changements ?
L'objectif est de renforcer l'identité et la visibilité du « JDS ». Et, comme depuis 1950, nous allons encore faire appel à la générosité des donateurs.

Ceux qui regardent le « JDS » vivent en milieu rural et n'ont plus de prêtre pour dire la messe près de chez eux.

Nous comptons aussi sur le service public pour continuer à nous accompagner. Rappelons que la plupart de ceux qui regardent le « JDS » vivent en milieu rural et n'ont plus de prêtre pour dire la messe près de chez eux. Nos téléspectateurs les plus fidèles sont les personnes malades, très âgées ou incarcérées. Les lettres que nous recevons nous confirment que, grâce à notre émission, même sans prêtre à proximité, des catholiques continuent à nourrir leur foi.

Alors le « JDS » est reparti pour soixante-dix nouvelles années…
C'est ce que nous espérons tous !


« Le Jour du Seigneur » Chaque dimanche, à 10 h 30, le magazine, suivi, à 11 heures, de la messe.


Vos commentaires

1 Commentaire Réagir

jour du seigneur

sylvie 05/01/2019 à 23:53

Meilleurs voeux . Le jour du seigneur est vraiement important voire indispensable pour les personnes âgées isolées et en milieu rural. Pouvoir écouter la messe en direct est un point de repère dans cette société si difficile.

Paru le 10 janvier 2019

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