Ils ont changé de vie après Laudato si'

agrandir Antoine et Bénédicte vivent avec leurs deux enfants dans une grange rénovée, près de Chambéry.
Antoine et Bénédicte vivent avec leurs deux enfants dans une grange rénovée, près de Chambéry. © Etienne Maury / Hans Lucas
Antoine et Bénédicte vivent avec leurs deux enfants dans une grange rénovée, près de Chambéry.
Antoine et Bénédicte vivent avec leurs deux enfants dans une grange rénovée, près de Chambéry. © Etienne Maury / Hans Lucas

En juin 2015, l’encyclique verte du pape François provoquait un sursaut dans l’Église. Trois ans plus tard, partout en France, des familles s’engagent sur la voie de l’écologie intégrale. Portrait de l'une d'entre elles.

À propos de l'article

  • Publié par :Agnès Chareton
  • Édité par :Cécile Picco
  • Publié dans Pèlerin
    5 juin 2018

ll y a deux ans, Antoine, 35 ans, et sa femme Bénédicte, 33 ans, ont décidé de quitter Paris pour s’installer à Chambéry (Savoie), dans une ancienne grange rénovée. C’est là, au cœur de la chaîne de l’Épine, qu’ils ont pris racine avec leurs deux enfants
âgés de 2 ans et 3 mois.

Issus de familles catholiques plutôt classiques, Antoine et Bénédicte ont tous les deux été scouts, et ont vécu une année de volontariat, lui en Lituanie, elle en Inde. Antoine travaille dans la finance, tandis que Bénédicte est embauchée dans une grande maison d’édition parisienne. Ils ont de « bons salaires. »

J’ai toujours eu le goût d’une certaine simplicité.

Mais assez vite, ils rêvent d’autre chose. « J’ai toujours eu le goût d’une certaine simplicité, explique Bénédicte. La vie parisienne était chouette, mais je me perdais dans un tourbillon. »

Le jeune couple déménage donc à Chambéry. C’est le début d’une nouvelle vie, plus simple, plus sobre, au contact de la nature. Ils divisent par deux leurs revenus. Antoine est embauché chez Bayard Service, où il crée des sites Internet pour des paroisses et des diocèses. Un travail « qui a du sens ».

Bénédicte monte sa boîte d’illustration et de peinture comme autoentrepreneur, mais choisit de ne travailler que deux jours par semaine. Le reste du temps, elle le consacre à leurs enfants et à leur immense potager.

« Au jour le jour, nous avons changé notre manière de faire », raconte-t-elle. Aujourd’hui, ils s’équipent sur le Bon Coin ou chez Emmaüs. Bénédicte fabrique son pain, ses yaourts, sa lessive, son savon et son shampooing elle-même.

J’aime bien me dépouiller, avoir l’essentiel...

Ils ont réduit leur consommation de viande et vivent de manière sobre : au petit déjeuner, pas de beurre sur les tartines en semaine, seulement le week-end ! « J’aime bien me dépouiller, avoir l’essentiel, témoigne Bénédicte. On est heureux avec ce que l’on a. » « Voir pousser une salade, cela change le rapport à la consommation insiste Antoine. on apprend à attendre, alors qu’à Paris, je voulais tout avoir tout de suite ! »

Ce changement de vie, ces chrétiens le doivent aussi à la lecture de l’encyclique Laudato si’.  « Le fait que le pape mette des mots sur ce que j’avais au fond des tripes, ça m’a libéré d’un poids, s’exclame Antoine. Sous prétexte d’écologie, Laudato si’ est un guide de vie complet. »

L’encyclique les a aidés à faire leur « coming out » écolo auprès de leurs parents, lesquels ne comprennent pas toujours leurs choix de vie. Autour d’eux, beaucoup de jeunes familles partagent le même état d’esprit. Quant à leur paroisse, elle est engagée
pour obtenir le label « Église verte ».

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Paru le 2 août 2018

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