Révolution dans l’Église ?

agrandir Le 4 octobre 2014, lors d’une veillée de prière avec les évêques, le pape François a appelé à « entendre le cri du peuple de Dieu ».
Le 4 octobre 2014, lors d’une veillée de prière avec les évêques, le pape François a appelé à « entendre le cri du peuple de Dieu ». © Evandro Netti / Zuma Press / MaxPPP
Le 4 octobre 2014, lors d’une veillée de prière avec les évêques, le pape François a appelé à « entendre le cri du peuple de Dieu ».
Le 4 octobre 2014, lors d’une veillée de prière avec les évêques, le pape François a appelé à « entendre le cri du peuple de Dieu ». © Evandro Netti / Zuma Press / MaxPPP

Mesure-t-on suffisamment le changement insufflé dans l’Église par le pape François ? Sans doute pas encore, selon Anne Ponce, directrice de Pèlerin.

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À propos de l'article

  • Créé le 22/10/2014
  • Publié par :Anne Ponce
  • Édité par :Estelle Couvercelle
  • Publié dans Pèlerin
    6882, du 23 octobre 2014

Le synode sur la famille qui s’est tenu à Rome se révèle pourtant comme l’un des plus importants moments de l’Église catholique depuis le concile Vatican II. Beaucoup d’analystes le disent, beaucoup de personnalités ecclésiales en témoignent.

Et personnellement, en plus de vingt-cinq ans de journalisme, attentive aux questions religieuses, je n’ai jamais connu ça.

« Ça » quoi ? Cette liberté de parole, ce débat assumé et même stimulé au plus haut niveau, cette expression au grand jour des diverses sensibilités ecclésiales sur des questions d’importance majeure.

Son. Ecoutez l’édito d’Anne Ponce sur les ondes de RCF.

 

Le style du nouveau pape avait déjà marqué une évolution dans les habitudes mais sa volonté de prendre à bras-le-corps les questions pastorales concernant la famille a pris quasiment tout le monde de court.

Depuis cinquante ans, ce dossier est en effet l’une des questions les plus sensibles pour l’Église catholique, en interne comme en externe, et le pape François a exprimé sa volonté de trouver maintenant des solutions concrètes pour accompagner les familles dans la réalité et la complexité de leur vie.

Disons-le, le rapport final du synode apporte peu d’évolutions sur les questions les plus débattues, comme les divorcés- remariés ou l’accueil des personnes homosexuelles.

Il est même en retrait par rapport à un premier rapport intermédiaire de l’assemblée car de fortes différences d’opinions se sont manifestées parmi les pères synodaux.

Le véritable changement est donc pour l’instant dans la manière (mais, comme chacun le sait, la forme présage du fond) et dans la détermination du pape François.

Dans son discours de clôture, celui-ci a donné aux évêques un discours de la méthode, leur enjoignant de résister à plusieurs tentations : celle du « raidissement hostile », celle de « l’angélisme destructeur » ou encore celle de « négliger la réalité en utilisant une langue minutieuse et un langage pour dire tant de choses et ne rien dire ».

Voilà qui est parlé ! La suite du synode aura lieu dans un an ; d’ici là, la réflexion va se poursuivre.

Dieu n’a pas peur de la nouveauté 

→  a glissé le pape François dimanche dans son homélie. Si l’exemple vient d’en Haut…

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Paru le 18 octobre 2018

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