Un pape pasteur des pasteurs…

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Tout comme Benoit XVI, le pape François assiste à toutes les séances en assemblée générale. © ALBERTO PIZZOLI / AFP
Tout comme Benoit XVI, le pape François assiste à toutes les séances en assemblée générale.
Tout comme Benoit XVI, le pape François assiste à toutes les séances en assemblée générale. © ALBERTO PIZZOLI / AFP

À propos de l'article

  • Créé le 19/10/2015
  • Publié par :Jean-paul Vesco
  • Édité par :Aude Loyer-Hascoët

Samedi 17 octobre au matin, le pape François, dans son discours de clôture de la célébration du cinquantième anniversaire des synodes des évêques (depuis le concile Vatican II) nous a rappelés à notre vocation de serviteurs.

Et serviteur des serviteurs est un « titre » traditionnel des souverains pontifes. Mais le pape François est aussi le pasteur des pasteurs ; cela est frappant lorsqu’un synode donne l’occasion de le fréquenter un peu plus.

Tout comme Benoit XVI, le pape François assiste à toutes les séances en assemblée générale et a donc entendu les quelques 250 interventions de pères synodaux ainsi que celles des auditeurs et des invités.

Mais la surprise est que, bien loin d’arriver juste au moment de commencer les travaux, dans une salle rassemblée et silencieuse, le pape François arrive avec au moins 20 minutes d’avance, au milieu du brouhaha général.

On le perçoit heureux de « sentir l’odeur de ses brebis ». De même, attentif à toutes paroles dites, il a une manière particulière de se redresser et de fixer son regard et son attention dès qu’est évoquée une situation personnelle.

C’en est frappant.

Au début des travaux il y a eu de grandes digressions autour de la question de savoir si ce synode avait vocation à être pastoral ou doctrinal. Il n’est pas besoin d’être « grand clerc » pour comprendre que la distinction est largement artificielle et que la ligne de partage est loin d’être tranchée.

► Sur ce sujet, relire notre article: Un synode « pastoral » peut-il changer l’Église ?

À la différence d’un parti politique, l’Église n’a pas une doctrine consignée dans un livre. Elle a les Écritures, les dogmes et la tradition.

La tradition est une interprétation des Écritures à la lumière des dogmes par les hommes et les femmes d’un temps.

La tradition est vivante à la différence d’une doctrine qui est figée. On a dit du concile Vatican II qu’il avait été un concile pastoral, et cinquante ans après, nous n’avons pas fini d’en épuiser la richesse doctrinale !

Si le fait que ce synode soit dit pastoral signifie qu’il donne au monde l’image d’une Église « sel de la terre », en dialogue avec les hommes et les femmes de son temps :

alors l’Église honorera sa tradition.

Si en revanche ce synode est dit pastoral par peur d’entrouvrir une porte comme on ouvre la boite de pandore, alors il ne sera ni pastoral ni doctrinal. Réponse cette semaine.

          

        

           

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Paru le 18 octobre 2018

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