«L’Église et la famille sont des espaces de gratuité»

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Pour le pape, un synode n’est pas un Parlement où il faut trouver des compromis, mais un chemin parcouru ensemble sous l’égide de l’Esprit Saint. © OSSERVATORE ROMANO / AFP
Pour le pape, un synode n’est pas un Parlement où il faut trouver des compromis, mais un chemin parcouru ensemble sous l’égide de l’Esprit Saint.
Pour le pape, un synode n’est pas un Parlement où il faut trouver des compromis, mais un chemin parcouru ensemble sous l’égide de l’Esprit Saint. © OSSERVATORE ROMANO / AFP

À propos de l'article

  • Créé le 07/10/2015
  • Publié par :Monique Baujard
  • Édité par :Aude Loyer-Hascoët
  • Publié dans Pèlerin
    6932, le 7 octobre 2015

Ce qui frappe le plus en ce début de synode c’est le décalage entre l’Église et les médias. La plupart des médias abordent ce synode sur « la vocation et la mission de la famille dans l’Église et le monde contemporain » comme une compétition.

Il y a le camp des conservateurs et le camp des progressistes et chacun a ses champions. Tout est analysé à travers les rapports de forces supposés avec l’idée qu’il y aura nécessairement des gagnants et des perdants. Certains expriment la crainte que si le match tourne mal, l’Église pourrait perdre d’importantes parts de marché. Si elle était cotée en bourse, le cours de son action serait sous pression. Risque-t-elle de perdre son triple A dans cette aventure ?

 Notre monde est tellement envahi par la logique économique que les médias ont du mal à imaginer d’autres fonctionnements. L’Église et la famille sont des espaces de gratuité. Dans son discours, lors de la veillée de prière du 3 octobre, le pape François le redit avec force. La famille est :

un lieu de gratuité, de présence discrète, fraternelle et solidaire, qui apprend à sortir de soi-même pour accueillir l’autre, pour pardonner et se sentir pardonnés.

L’Église qu’il appelle est une Église de frères « qui n’arrive jamais à considérer quelqu’un comme un poids, un problème, un coût, une préoccupation ou un risque : l’autre est essentiellement un don, qui reste tel même quand il parcourt des chemins différents ».

 Est-ce que nous mesurons à quel point il est vital de disposer d’espaces de gratuité, d’accueil inconditionnel et de sollicitude fraternelle dans le monde actuel ? Est-ce que nous mesurons la chance que nous avons lorsque dans notre famille et/ou dans notre communauté chrétienne nous en faisons l’expérience ?

Le pape sait toutefois très bien que de telles espaces n’existent pas spontanément, qu’il faut les vouloir, les entretenir, les maintenir ouvertes à la présence de Dieu et que c’est un effort toujours à recommencer.

 Aussi a-t-il demandé, en ouvrant le synode lundi 5 octobre, aux participants un courage apostolique, une humilité évangélique et une prière confiante, rappelant qu’un synode n’est pas un Parlement où il faut trouver des compromis, mais un chemin parcouru ensemble sous l’égide de l’Esprit Saint. Une invitation qui, au fond, s’adresse à nous tous !

► Archive : Retrouvez notre vidéo Ce que les femmes veulent dire au pape François.

6932Ce que les femmes veulent dire au pape François.

Elles ne participaient pas au synode en 2014 à Rome, mais elles étaient et sont toujours attachées à l’Église et à la famille. Retour sur un débat entre Monique Baujard, Ludovine de La Rochère et Anne Soupa.

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Paru le 18 octobre 2018

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