Thérèse et Charlie, « être une famille, c’est franchir ensemble les épreuves »

agrandir Trois générations de la famille Scheider en visite à Rome
Trois générations de la famille Scheider en visite à Rome © Gwénola de Coutard
Trois générations de la famille Scheider en visite à Rome
Trois générations de la famille Scheider en visite à Rome © Gwénola de Coutard

Mariés depuis 56 ans, Thérèse et Charlie Scheider forment un couple de grands-parents complices et fiers de la famille qu’ils ont construite, sur la base de leur foi chrétienne.

Ils visitent  Rome pendant quelques jours accompagnés de leur fils Dominique, venu lui aussi en famille.

À propos de l'article

  • Créé le 20/10/2015
  • Publié par :Gwénola De Coutard
  • Édité par :Aude Loyer-Hascoët
  • Publié dans Pèlerin
    20 octobre 2015

« Pèlerin ? Mais on vous lit depuis presque 60 ans !! » Charlie Scheider, 78 ans, est un « tchatcheur » : dans un même flot de paroles, il raconte ses trois fils, son accrochage récent avec un vigile de la basilique Saint-Pierre, et son tout premier pèlerinage à Rome avec la JOC, en 1957 « sous Pie XII, rendez-vous compte ! ».

À ses côtés son épouse Thérèse, 77 ans, sourit en le taquinant sur ses exubérances…  À la marnière dont ils se regardent et complètent les phrases l’un de l’autre, on perçoit la forte complicité qui lie ces deux-là, mariés depuis 1959.

L’émotion d’être parent

Charlie se souvient qu’à l’époque, ils avaient convenu, Thérèse et lui, que « l’argent ne serait pas au centre » de leurs préoccupations, et qu’ils auraient des enfants.

Frédéric est arrivé le premier. « Il ouvrait à peine les yeux, je le tenais dans mes bras. La première voix qu’il a entendue dans ce monde, c’est la mienne» rappelle Charlie, qui, malgré les années, n’a rien oublié de son émotion ni de sa fierté de jeune père.

Sont ensuite nés Christophe et Dominique, à un an d’intervalle. « Leur proximité a été une grâce, surtout quand, à l’adolescence, Christophe a été touché par un handicap moteur qui lui paralyse les jambes » reconnaît Thérèse.

Dans cette épreuve comme à d’autres moments clés de leur vie de parents, ils ont « ressenti le soutien de l’Eglise, via des prêtres ou des paroissiens » qui les ont accompagnés.

Vivre selon l’Évangile

Toujours disert, Charlie explique que son lien avec Thérèse est tellement « à la vie à la mort » qu’ils ont déjà prévu leur emplacement au cimetière de Brullioles, la commune où ils résident, près de Lyon.

« La mort nous fait peur, c’est évident, mais nous sommes fiers de la famille que nous avons construite, affirme Thérèse. Nous nous sommes efforcés de montrer à nos enfants que nous les aimions, comme ils sont, et de leur témoigner par nos vies que la foi chrétienne, c’est actif ! »

« Oui, car si nous sommes croyants, c’est grâce à toute la chaîne de ceux qui ont témoigné de Jésus avant nous, ajoute Charlie. Aujourd’hui, notre aîné dit qu’il n’est plus chrétien, mais moi je sais qu’il vit dans la droite ligne de l’Evangile. Il est médecin en Guadeloupe et part souvent en mission pour se mettre au service des plus pauvres, notamment à Madagascar ou en Haïti» souligne-t-il.

Entre fête et fidélité

Voilà justement qu’une partie de la famille les rejoint, sous les colonnades de la place saint-Pierre. Dominique, 48 ans, et Isabelle, 46 ans, son épouse, avec Flore, 11 ans, la dernière de leurs quatre enfants, viennent de finir la visite de la basilique.

Tous s’accordent pour dire que la famille, c’est d’abord « la fête, la joie d’être ensemble dans les grands moments qui rythment la vie, comme les mariages ou les baptêmes ».

Mais aussi « un lieu d’apprentissage de la fidélité, pour guérir les blessures, franchir ensemble les épreuves ».

Un amour essentiel

Alors que les pères synodaux poursuivent leur réflexion sur la famille, ils leurs souhaitent « bon courage  pour trouver des réponses aux questions difficiles comme celle des divorcés-remariés ».

« Si possible, une approche plus personnalisée, laissée au discernement de l’évêque diocésain », avancent Dominique et Isabelle.

En tout cas, qu’ils réalisent tout l’amour qui se vit dans les familles, et ne fassent pas souffrir inutilement des personnes

→ espère Charlie.


► Retrouvez sur Pèlerin l'intégralité de notre dossier : En direct de la place Saint-Pierre de Rome

Vos commentaires

0 Commentaire Réagir

Paru le 20 septembre 2018

Notre Librairie

Voyages et croisières