« Le plus important est de vivre selon l'amour du Christ »

agrandir Sr Suseela, religieuse Indienne de 48 ans, place Saint-Pierre, Rome, jeudi 8 octobre 2015
Sr Suseela, religieuse Indienne de 48 ans, place Saint-Pierre, Rome, jeudi 8 octobre 2015 © Mikael Corre
Sr Suseela, religieuse Indienne de 48 ans, place Saint-Pierre, Rome, jeudi 8 octobre 2015
Sr Suseela, religieuse Indienne de 48 ans, place Saint-Pierre, Rome, jeudi 8 octobre 2015 © Mikael Corre

Sœur Suseela, religieuse Indienne de 48 ans, engagée auprès des enfants, fait une lecture essentiellement spirituelle de la famille.

À propos de l'article

  • Créé le 12/10/2015
  • Publié par :Mikael Corre
  • Édité par :Aude Loyer-Hascoët
  • Publié dans Pèlerin
    12 octobre 2015

« Attendez, je dois répondre au téléphone, j'ai rendez-vous ici, place Saint-Pierre, avec ma sœur... »

La sœur dont parle Sr Suseela n'a aucun lien de parenté avec elle. Toutes deux sont Religieuses de Jésus-Marie, une congrégation née au début du XIXe siècle qui regroupe, à travers le monde, des femmes consacrées qui s'engagent à vivre auprès des enfants parmi les plus démunis.

Prendre du temps pour les autres

Entrée dans la vie religieuse en 1988, cette femme de 48 ans, lunettes rouges et voile blanc, est originaire d'Hyderabad, au centre de l'Inde où, dit-elle, « les gens prennent plus de temps pour les autres qu'ici en Occident. Par exemple le rapport aux enfants est très différent, ils sont moins vite indépendants. En Inde, les parents continuent de prendre soin d'eux pendant longtemps », même lorsqu'ils sont plus âgés et « mariés ».

À Rome depuis trois ans, Sr Suseela ne juge pas fondamentalement différentes l'expérience familiale et celle de la vie religieuse.

« Il est bon dans une famille, comme dans un monastère, de prier les uns pour les autres. C'est avant tout Dieu qui, même dans ce monde, peut prendre soin de chacun. Le plus important est de vivre selon l'amour du Christ. »

« Chercher à vivre selon Son amour. »

Refusant de s'improviser « experte du Synode », elle est réticente à se positionner sur les thèmes traités par les pères synodaux, et encore plus sur les points qui font débat. Divorcés remariés, polygamie, couples homosexuels, divorces lui apparaissent comme autant de questions "temporelles".

Elle n'esquive pourtant aucune question, encourageant à en poser d'autres, mais à chaque fois sa réponse est la même : « dans la vie consacrée comme dans la famille, tu dois avant tout suivre le Christ, chercher à vivre selon Son amour. »

Et lorsque c'est plus dur, plus compliqué ? Lorsque les familles désespèrent ? Elle répète simplement l'importance de « prendre soin des enfants » puis assure, déterminée :

C'est simple de suivre Jésus.

             

Sur Pèlerin, retrouvez notre dossier : En direct de la place Saint-Pierre de Rome

Pendant toute la durée du Synode sur la famille (du 4 au 25 octobre 2015), Mikael Corre et Gwénola de Coutard, nos deux envoyés spéciaux, vont à la rencontre des familles, des pèlerins, des différentes personnes présentes sur la place Saint-Pierre  lors de cet événement.

L’occasion d’aborder avec elles des thématiques familiales qui les interrogent et suscitent des débats, entre parents et enfants ou dans l’Église…

                

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Paru le 18 octobre 2018

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