« Avec les époux Martin, mettre la foi au cœur de notre couple »

agrandir Pour Aude et Josselin : «l’amour c’est sérieux».
Pour Aude et Josselin : «l’amour c’est sérieux». © Gwénola De Coutard
Pour Aude et Josselin : «l’amour c’est sérieux».
Pour Aude et Josselin : «l’amour c’est sérieux». © Gwénola De Coutard

Aude et Josselin, 23 ans, en couple depuis 2 ans et demi, font confiance à l’enseignement de l’Église sur la famille, et cherchent à mieux le comprendre. Ils ont assisté dimanche 18 octobre à la canonisation des époux Martin, les parents de Thérèse de Lisieux.

À propos de l'article

  • Créé le 16/10/2015
  • Publié par :Gwénola De Coutard
  • Édité par :Aude Loyer-Hascoët
  • Publié dans Pèlerin
    18 octobre 2015

 Comme tant d’autres jeunes couples, ils se prennent en photo devant la basilique saint-Pierre : Aude et Josselin, 23 ans, sont venus de Rennes en Bretagne et de La Roche-sur-Yon en Vendée, où ils sont étudiants, pour assister à la canonisation, de Louis et Zélie Martin, les parents de Thérèse de Lisieux.

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Réflexion

« C’est le premier couple que l’Église canonise comme tel ! Ils nous montrent que la sainteté n’est pas accessible qu’aux prêtres ou aux religieux, mais aussi à nous, laïcs, en vivant en couple chrétien. Ils ont mis la foi au cœur de leur vie, et c’est ce que nous voulons aussi », soulignent-ils.

Après s’être rencontrés il y a 6 ans, et avoir débuté une relation amoureuse il y a deux ans et demi, ils réfléchissent au mariage. « Nous sommes en chemin. Nous prions souvent ensemble, et nous cherchons à bien comprendre l’enseignement de l’Église, en étudiant les catéchèses de saint Jean-Paul II, explique Josselin, étudiant en histoire. Nous voulons prendre notre temps, en vivant la chasteté que nous recommande l’Église, car l’amour c’est sérieux. »

Curiosité bienveillante

Un idéal qui étonne souvent leurs contemporains, mais qu’ils assument. « J’apparais souvent comme une extraterrestre quand je dis que je refuse la contraception médicamenteuse, raconte Aude, éducatrice spécialisée, mais je suis convaincue que l’Église nous fait cette recommandation pour notre bien ! Son discours n’est pas dans le permis/défendu : c’est bien plus beau que cela. J’aime quelle nous laisse libres tout en étant exigeante ».

Dans les discussions en tête-à-tête avec ses collègues, elle fait aussi l’expérience d’une curiosité bienveillante envers ses convictions. Elle a ainsi promis à une étudiante de sa formation de prier pour sa grand-mère et de lui envoyer une carte postale depuis Rome. Un nom de plus sur la liste d’intentions de prière que Josselin garde dans son téléphone mobile : surtout des amis, particulièrement ceux qui, comme eux, avancent vers le mariage.

Confiance

« Nous prierons aussi pour le synode, afin de porter les évêques et que l’Esprit saint s’exprime à travers eux », ajoute Josselin. Ils suivent l’événement dans ses grandes lignes, « avec confiance », mais aussi quelques interrogations : « si l’eucharistie devenait accessible aux divorcés-remariés, que devient l’indissolubilité du sacrement de mariage ? Je crois que j’aurai du mal à comprendre », avoue Aude.

Mais pas question pour eux de voir leur époque en noir. « Dieu est à l’œuvre », assurent-ils d’une même voix.



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Paru le 18 octobre 2018

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