Marie Myriam : "À 60 ans, je ne cherche ni à plaire, ni à déplaire"

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© Giancarlo Gorassini/Bestimage
Marie Myriam : "À 60 ans, je ne cherche ni à plaire, ni à déplaire"
© Giancarlo Gorassini/Bestimage

Le 7 mai 1977, la veille de ses vingt ans, la chanteuse remportait l’Eurovision avec la chanson L’oiseau et l’enfant. Quarante ans plus tard et à quelques jours de l’Eurovision 2017, elle confie ses doutes, ses espoirs et sa vision de la foi à Pèlerin.

En confidences

À propos de l'article

  • Publié par :Propos recueillis par Corinne Renou-Nativel
  • Édité par :Laurence Faure
  • Publié dans Pèlerin
    7014 du jeudi 4 mai 2017.

La dernière fois que vous avez ri ?

De moi-même, comme je le fais souvent lors des petits incidents de la vie quotidienne. 

La dernière fois que vous avez pleuré ?

À la mort de mon mari, il y a trois ans. Tout s’est passé très vite. Nous avons vécu trente-cinq ans ensemble et n’avons eu le temps ni de nous dire adieu ni « Je t’aime ». 

Ce qui vous rend meilleure ?

Mon livre m’a fait énormément de bien. Plus que l’écriture, c’est la relecture de mes mots et de mon histoire qui m’a apaisée, comme une thérapie. Ce qui vous fait peur ? J’ai toujours été une maman poule, mais c’est pire depuis trois ans. Tout me fait peur quand cela concerne les miens.

Un geste d’amour ?

Faire un hug, comme disent les Anglo-Saxons : je serre fort mes enfants et mes petits-enfants dans mes bras. Aimer et se sentir aimé : quoi de mieux dans la vie ?

Ce que vous aimeriez changer en vous ?

À 60 ans, je ne cherche ni à plaire ni à déplaire. Peut-être être un peu plus svelte, éventuellement.

Si vous deviez exercer un autre métier, ce serait ?

J’aimerais bien aller donner un coup de main à Claudine André, cette femme qui s’occupe des singes bonobos en République démocratique du Congo. Que trouve-t-on sur votre table de nuit ? Les photographies de mes cinq petits-enfants, âgés de 1 à 12 ans.

Votre devise ?

« Souris au monde et le monde te sourira. »

Quel est votre objet chéri ?

À l’âge de 7-8 ans, un conducteur de camion m’a proposé de choisir, dans sa benne remplie de petits personnages, une figurine. Au hasard, j’ai pris une Vierge Marie avec le petit Jésus. Depuis, je ne vais nulle part sans eux. 

Que reste-t-il en vous de l’enfant que vous étiez ?

De bons souvenirs, comme la neige, découverte en revenant du Congo et du Portugal, où j’ai vécu, c’était magique ! Mais aussi l’amour de mes parents et l’éducation qu’ils m’ont donnée.

Si vous aviez une baguette magique, quel rêve réaliseriez-vous ?

Revenir en arrière de quelques années pour profiter plus encore de ceux qui m’ont quittée.

Vous avez un rendez-vous de cinq minutes avec le pape François. Quel sujet abordez-vous ?

Je le remercierais d’être tel qu’il est. Et je lui demanderais comment il voit « l’au-delà ».

Pour vous, Jésus, c’est…

Celui qui protège et auprès duquel je me réfugie quand ça ne va pas.

Vous rencontrez Dieu en vrai. Qu’aimeriez-vous qu’il vous dise ?

Pourquoi il m’a pris si tôt les gens que j’aimais.

« Prier » rime avec…

Avoir une conversation en privé avec Dieu.

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Paru le 20 septembre 2018

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