Marek Halter : "Prier rime avec crier"

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© ULF ANDERSEN / Aurimages
Marek Halter : "Prier rime avec crier"
© ULF ANDERSEN / Aurimages

L’écrivain, juif d’origine polonaise, a toujours œuvré pour le rapprochement des trois religions monothéistes. Il relève le défi de raconter la vie d’Ève.

En confidences

À propos de l'article

  • Créé le 16/01/2017
  • Publié par :Nicolas Ponse
  • Édité par :Cécile Picco
  • Publié dans Pèlerin
    6998 du 12 janvier 2017

Une bonne raison de vous lever chaque matin ?
Mon incroyable appétit de vivre.

Ce qui vous rend meilleur ?
Lorsque j’essaie de comprendre celui qui se trouve en face de moi.

Ce que vous aimeriez changer en vous ?
Mes hésitations, mon inquiétude chronique.

La dernière fois que vous avez pleuré ?
Lorsque je n’ai pas pu me rendre à la manifestation contre les violences à l’encontre de la communauté chinoise (à Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis, en septembre dernier, NDLR).

Que reste-t-il en vous de l’enfant que vous étiez ?
L’émerveillement devant un rayon de soleil, un talent artistique. Je pense que ce qu’il y a de plus beau en nous vient, justement, de cette part d’enfance.

Si vous aviez une baguette magique, quel rêve réaliseriez-vous ?
Écrire un livre dont la portée universelle toucherait tous les hommes. Un peu comme la Bible !

Vous avez un rendez-vous de cinq minutes avec le pape François. Quel sujet abordez-vous ?
Je l’ai rencontré. Je lui ai parlé du danger des guerres de Religion et de son rôle de messager de paix.

Vous rencontrez Dieu en vrai. Qu’aimeriez-vous qu’il vous dise ?
« Tu ne m’as pas déçu, mon fils. »

« Prier » rime avec…
Crier. Car, pour moi, l’expression la plus forte de la prière, c’est le cri.

Ce qui vous met en colère ?
La violence, toujours injuste et aveugle.

Ce qui vous fait peur ?
La fin de l’humanité me préoccupe. C’est pour cette raison que mon dernier roman s’achève sur l’épisode biblique du Déluge.

Votre remède contre la déprime ?
L’action, les projets en faveur d’autrui. Ne rien partager serait pour moi le plus grand des malheurs.

Un geste d’amour ?
Choisir le bien-être de l’autre avant son propre intérêt.

Quelle faute pardonnez-vous aisément ?
À peu près toutes.

Si vous deviez exercer un autre métier, ce serait ?
Violoniste. J’aurais rêvé d’être Yehudi Menuhin. Et la musique me permettrait de raconter encore d’autres histoires.

La musique qui vous fait vibrer ?
La musique klezmer, jouée dans les villages juifs polonais de mon enfance.

Quel est votre objet chéri ?
Aucun. Je n’aime pas les idoles, je suis monothéiste à 100 %.

Votre héros du quotidien ?
L’éboueur de mon quartier, que j’ai vu aider une cycliste accidentée.

Pour vous, Jésus, c’est…
La générosité, le don de soi. David Ben Gourion (fondateur de l’État d’Israël, NDLR) me disait que c’était le personnage le plus lumineux de l’histoire juive.

Votre personnage préféré de la Bible ?
Moïse, pour son humanité, car il avait les défauts communs à tous les hommes.

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Paru le 20 septembre 2018

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