Marc Veyrat : "La nature pousse de la terre vers le ciel"

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© Gilles Lansard
Marc Veyrat : "La nature pousse de la terre vers le ciel"
© Gilles Lansard

Le célèbre chef étoilé ouvre à Paris une auberge savoyarde à petits prix. Il raconte son parcours dans une autobiographie inspirée et se confie à Pèlerin.

En confidences

À propos de l'article

  • Publié par :Propos recueillis par Nicolas Ponse
  • Édité par :Laurence Faure
  • Publié dans Pèlerin
    7026 du jeudi 27 juillet 2017.

Une bonne raison de vous lever chaque matin ?

L’envie de créer de nouvelles recettes, de faire partager aux autres mes coups de cœur culinaires.

Ce qui vous a rendu meilleur ?

Mon grave accident de ski (en 2006, NDLR). Il m’a changé en profondeur et m’a donné l’envie de transmettre.

Quel est votre talent caché ?

Peindre des natures mortes de plantes de montagne.

Vous avez un rendez-vous de cinq minutes avec le pape François. Quel sujet abordez-vous ?

La spiritualité et la beauté de la nature, qui pousse de la terre vers le ciel. Je suis assez contemplatif.

Vous rencontrez Dieu en vrai. Qu’aimeriez-vous qu’il vous dise ?

« J’ai eu raison de croire en toi.»

« Prier » rime avec...

Recueillement. Je trouve toujours un moment, chaque jour de ma vie, pour prier, notamment dans les oratoires et les chapelles de montagne de ma Haute-Savoie.

La dernière fois que vous avez ri ?

Aux blagues de mon copain, l’humoriste Laurent Gerra.

La dernière fois que vous avez pleuré ?

En Afrique, lorsque j’ai rencontré des êtres qui ne mangeaient pas à leur faim.

Ce qui vous met en colère ?

Le fait que 30 % de la production cuisinée terminent à la poubelle. Ce gaspillage me révolte. Mon combat, c’est de diminuer ce chiffre pour offrir à manger à tous.

Ce qui vous fait peur ?

Rien. Bizarrement, les coups de mou me redonnent de l’énergie pour rebondir, me remettre en cause. C’est sans doute mon côté paysan.

Un geste d’amour ?

Plutôt un souvenir : le regard plein de tendresse de mon grand-père lorsqu’il venait, avec son troupeau de chèvres, me chercher à la sortie de l’école.

Si vous deviez exercer un autre métier, ce serait ?

Chercheur dans le domaine alimentaire, pour trouver des solutions à la famine.

La musique qui vous fait vibrer ?

Vivaldi. Ses Quatre saisons m’accompagnent en cuisine et derrière mon piano.

Votre devise ?

« Aide-toi, le ciel t’aidera.»

Quel est votre objet chéri ?

Le chapeau de mon grand-père berger. Il ne me quitte pas, tout comme la croix savoyarde que je porte au cou.

Votre héros du quotidien ?

Ils sont plusieurs : mes commis, mon équipe, les petits producteurs locaux et tous ceux qui m’accompagnent au jour le jour...

Pour vous, Jésus, c’est...

Le Messie, personnage central de la Cène où les Apôtres partagent un repas. J’aime l’idée d’agapes et de nourriture spirituelle. J’ai d’ailleurs été enfant de chœur dans mon village de Manigod (Haute-Savoie, NDLR).

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Paru le 2 août 2018

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