Colombe Schneck : « Jésus est un homme aimant »

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Née en 1966, Colombe Schneck est journaliste de radio, écrivain et réalisatrice de documentaires. © Francesca Mantovanie/Editions Stock
Née en 1966, Colombe Schneck est journaliste de radio, écrivain et réalisatrice de documentaires.
Née en 1966, Colombe Schneck est journaliste de radio, écrivain et réalisatrice de documentaires. © Francesca Mantovanie/Editions Stock

En une dizaine de livres, l’ex-journaliste d’« Arrêt sur images » (France 5) et d’i-Télé s’est imposée comme une auteure qui compte.

En confidences

À propos de l'article

  • Créé le 13/03/2018
  • Publié par :Corinne Renou-Nativel
  • Édité par :Sabine Harreau
  • Publié dans Pèlerin
    7059 du 15 mars 2018

La dernière fois que vous avez ri ?
Avec mon fils, qui raillait gentiment mon côté « mère juive » angoissée. Lorsqu’on se moque de moi avec tendresse, cela m’amuse beaucoup. Je me souviens, enfant, être tombée de ma chaise de rire, parce que mon père imitait ma manière de parler, trop rapide et agitée.

La dernière fois que vous avez pleuré ?
Je pleure très souvent, de manière rapide, brusque, cela s’arrête vite. Je pleure quand je m’apitoie sur mon sort, je me rends vite compte que cela est ridicule et donc j’arrête très vite.

Une bonne raison de vous lever chaque matin ?
Je me prépare un vrai café – et non pas une capsule – dans une cafetière italienne. C’est délicieux.

Ce qui vous rend meilleure ?
L’amour que je reçois et que je tente de redonner. Mon père me regardait avec beaucoup d’admiration. Quand je lui confiais mes projets – devenir danseuse étoile, ministre de la Santé (comme Simone Veil), me marier avec un prince anglais –, il était toujours enthousiaste. Je tente de donner à mes proches ce dont nous avons tous tant besoin, de la confiance.

Ce qui vous met en colère ?
L’absence de culpabilité des préfets qui, sous Vichy, ont organisé les arrestations de juifs et de résistants, puis ont exigé leur propre réhabilitation après la guerre et l’ont obtenue.

Ce qui vous fait peur ?
La violence verbale, les critiques inutiles, le rabaissement.

Ce que vous aimeriez changer en vous ?
Être moins maladroite. Je casse beaucoup de choses, j’en perds aussi et je me blesse facilement. J’ai souvent des pansements sur les mains, je me heurte et j’ai des bleus sur les jambes.

Si vous deviez faire un autre métier, ce serait ?
Je ne peux rêver d’un meilleur métier que celui que j’exerce aujourd’hui : écrire me donne un sentiment de liberté, une forme de jouissance.

Quel est votre talent caché ?
Plutôt bonne cuisinière… quand je m’applique.

Votre film culte ?
Le port de l’angoisse (1944), de Howard Hawks, avec Lauren Bacall et Humphrey Bogart.

Votre héroïne ?
Thérèse Moreau, une couturière de Périgueux qui cachait chez elle mon père, enfant, les nuits de rafle.

Que reste-t-il en vous de l’enfant que vous étiez ?
L’imagination.

Si vous aviez une baguette magique, quel rêve réaliseriez-vous ?
La liberté pour chacun.

Pour vous, Jésus, c’est…
Un homme aimant.

Vous rencontrez Dieu en vrai. Qu’aimeriez-vous qu’il vous dise ?
« Tu fais de ton mieux. »

« Prier » rime avec…
Supplier.  

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Paru le 6 décembre 2018

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