Antoine Duléry :"Prier, c’est s’ouvrir aux autres"

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© Marc Soyez/Alamo
Antoine Duléry :"Prier, c’est s’ouvrir aux autres"
© Marc Soyez/Alamo

Avec Camping, il compte parmi les seconds rôles incontournables de nos comédies. Rencontre avec un homme aussi bienveillant dans la vie qu’à l’écran.

En confidences

À propos de l'article

  • Créé le 29/06/2016
  • Publié par :Laurent Djian
  • Édité par :Cécile Picco
  • Publié dans Pèlerin
    6970, 30 juin 2016

Pèlerin : La dernière fois que vous avez pleuré ?
Antoine Duléry : Quand une amie chère a perdu son enfant dans un accident de scooter. Elle s’est effondrée en larmes dans mes bras. Ma femme et moi avons pleuré avec elle.

Ce qui vous rend meilleur ?
Donner aux autres. Plus on donne et plus on reçoit, c’est le fondement même de la religion catholique.

Ce qui vous met en colère ?
L’injustice, l’irrespect. J’ai récemment pris la défense d’un gamin que son père insultait de manière scandaleuse.

Ce qui vous fait peur ?
Comme le disait le dramaturge Sacha Guitry : « Rien n’est grave sinon la mort des autres. »

Votre remède contre la déprime ?
Aller cueillir des champignons dans la forêt.

Un geste d’amour ?
Caresser la joue de ma femme.

Ce que vous aimeriez changer en vous ?
J’aimerais gagner en sérénité, je perds trop de temps à m’angoisser. On m’a aussi souvent dit que je n’étais pas assez à l’écoute des autres. J’essaie de m’améliorer…

Si vous deviez exercer un autre métier, ce serait ?
Dessinateur. J’aurais adoré : mon père peint depuis toujours et j’ai moi-même dessiné pendant seize ans. 

Votre film culte ?
Un singe en hiver, une rêverie sublimée par les dialogues d’Audiard.

Votre devise ?
"Il faut suivre sa pente, du moment qu’elle monte." (André Gide.) Une phrase de Beaumarchais résume aussi ma pensée : « Je me presse de rire de tout, de peur d’être obligé d’en pleurer. »

Que reste-t-il en vous de l’enfant que vous étiez ?
« Je ne retomberai jamais en enfance, j’y suis toujours resté », comme le disait l’auteur dramatique Tristan Bernard. Je serai éternellement ce petit garçon qui courait sur les chemins de Bréhat (NDLR : Côtes-d’Armor), une île où j’aime me réfugier.

Si vous aviez une baguette magique, quel rêve réaliseriez-vous ?
J’arrêterais, un court moment, le compteur du temps, pour profiter de mes enfants, de mes parents et de mes beaux-parents, et je ferais revenir mes grands-parents.

Vous avez un rendez-vous de cinq minutes avec le pape François. Quel sujet abordez-vous ?
Pourquoi ne pas autoriser les prêtres à se marier, au même titre que les pasteurs ou les rabbins ?

Votre personnage préféré de la Bible ?
Saint Paul, pour ses écrits magnifiques.

Vous rencontrez Dieu en vrai. Qu’aimeriez-vous qu’il vous dise ?
« Merci, tu les as fait rire. »

« Prier » rime avec…
Solidarité. Prier, c’est s’ouvrir aux autres. Je ne prie jamais pour moi, mais pour qu’il arrive de belles choses à ceux qui m’entourent…

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Paru le 20 septembre 2018

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