Anne-Dauphine Julliand, écrivain : "L’espérance change tout !"

Mère de quatre enfants, Anne-Dauphine Julliand a écrit, en 2011, Deux petits pas sur le sable mouillé, prix du Témoignage de Pèlerin, qui raconte la perte de sa première fille et la maladie de la seconde, toutes deux atteintes de leucodystrophie. Aujourd'hui, dans Une journée particulière, elle dit comment sa famille vit avec ces drames.

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À propos de l'article

  • Créé le 12/06/2013
  • Modifié le 11/06/2013 à 10:30
  • Publié par :Sophie Laurant
  • Édité par :Alice Meker
  • Publié dans Pèlerin
    6811, du jeudi 13 juin 2013.

Pèlerin.Pourquoi, deux ans après votre premier livre, Deux petits pas sur le sable mouillé, avez-vous éprouvé le besoin d’écrire à nouveau sur votre douloureuse expérience de mère qui perd sa petite fille malade ?

Anne-Dauphine Julliand. Une journée particulière constitue la suite de mon témoignage. Dans mon premier livre, je racontais une course contre l'inéluctable et j'avais surtout en tête l'envie de donner quelques pistes aux gens qui vivaient un drame similaire au mien. Cette fois, j'ai articulé mon récit sur « la vie après », autour de cette journée particulière du 29 février 2012. Cette « photo instantanée » de notre vie de famille entre mon mari, mes deux garçons, ma seconde fille et le souvenir de Thaïs, m'a permis de transmettre ce que je voulais encore dire.

Vidéo. En décembre 2011, Anne-Dauphine Julliand nous racontait son histoire  à travers 5 mots : L'épreuve, l'amour, la solidarité, la foi, l'avenir...

 

Pourquoi le 29 février est-il si particulier ?

Ma petite fille, Thaïs, est née un 29 février, si bien que son anniversaire ne devait revenir que tous les quatre ans. Or, elle n'a vécu que trois ans trois quarts... C'était si dur, lorsque le 29 février suivant est arrivé, quatre ans plus tard, que je me suis offert une journée différente, une vraie parenthèse dans le quotidien, en sa mémoire.

Dans votre nouvel ouvrage, vous expliquez assez longuement que vous êtes croyante alors que vous l’évoquiez à peine jusque-là. Pourquoi ?

Cette fois, les mots me sont venus naturellement. Je pense qu'avec le recul, j'ai davantage réfléchi au rôle de ma foi dans ces événements. Et j'avais sans doute aussi envie de me confier un peu plus. Croire en Dieu n'empêche absolument pas de souffrir. Je suis comme les autres. Si j'avais pu éviter ces épreuves, je l'aurais fait avec allégresse. Mais ce qui me permet de vivre quand même, c'est la certitude de ce qu'il y a au bout du chemin. J'ai en moi une aspiration à relever la tête qui s'appelle l'espérance et qui change tout.

► Retrouvez l’intégralité de l’interview d’Anne-Dauphine Julliand dans Pèlerin n°6811, du jeudi 13 juin 2013.

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Paru le 2 août 2018

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