Robert Hossein monte un spectacle à Lourdes : "Une femme nommée Marie"

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Robert Hossein © Ulrich Lebeuf
Robert Hossein
Robert Hossein © Ulrich Lebeuf

Au cœœur de l'été, l'homme de théâtre, inspiré par sa foi, investit la ville de Lourdes pour les derniers réglages de son spectacle Une femme nommée Marie qui sera donné le 13 août devant la basilique du Rosaire. Répétitions.

«Dites-moi, sommes-nous bien d'accord que le papier argenté ne fait pas partie du site ? » Mgr Jacques Perrier, évêque de Tarbes et Lourdes, contemple, amusé, le décor qui se monte à la droite de la basilique du Rosaire, effectivement emballé par de l'aluminium comme une tablette de chocolat. Robert Hossein sourit. De chocolat point.

En revanche, il s'agit bien de la reconstitution de la grotte de Massabielle où sainte Bernadette vit la Vierge à 18 reprises au cours de l'année 1858. C'est en effet dans les sanctuaires de Lourdes que le metteur en scène a décidé de monter son nouveau spectacle, Une femme nommée Marie. Il sera donné gratuitement le 13 août, devant plus de 25 000 spectateurs dont de nombreux malades.

La raison ? « Si on a de la chance dans la vie, explique l'homme de théâtre, alors il faut en donner un pourcentage aux autres. » Le spectacle sera également retransmis en direct sur France 3 et en léger différé - à 22 heures - sur des écrans géants devant Notre-Dame à Paris. Une sortie DVD est prévue en octobre ainsi qu'une diffusion, à partir du 24 octobre, au Palais des Congrès à Paris.

En une heure et demie, Hossein a choisi de faire raconter par la Vierge Marie l'histoire des Évangiles à la petite Bernadette Soubirous.

« Apprends-moi l’'Évangile ! »

« Bernadette ne savait ni lire ni écrire, explique-t-il. Son vœœu le plus cher était d'aller au catéchisme. J'avais envie qu'elle demande à la Vierge : "Apprends-moi l'Évangile !" » Une femme nommée Marie est aussi un spectacle colossal, comme aime à les monter le concepteur de Celui qui a dit non ou Jésus était son nom.

Au programme : plus de 80 comédiens, 250 techniciens, sans compter les 150 projecteurs dont la portée va à plus de 70 mètres. Le parvis de la basilique et les superbes mosaïques ornant sa façade serviront en effet pour l'essentiel de toile de fond à cette fresque en 28 tableaux.

Conçues par un jésuite slovène, le père Marko Rupnik, elles représentent les cinq mystères lumineux, définis par Jean-Paul II en 2002 : le baptême du Christ, les Noces de Cana, l'annonce du Royaume de Dieu, la Transfiguration et l'institution de l'Eucharistie.

« Je m’'excuse Jésus mais on remet ça ! »

Il lui aura fallu deux ans pour réunir son budget de 4,5 millions d'euros, soutenu entre autres, par Claude Bébéar, président d'honneur du groupe AXA, le banquier Gonzague de Blignières ou l'Ordre de Malte. Surtout, il a dû convaincre les responsables du sanctuaire.

« À Lourdes, l'activité fondamentale est celle du pèlerinage, analyse Mgr Perrier, il était important de le respecter. » Pas question donc de perturber les nombreux pèlerins qui viennent quotidiennement se recueillir ici. C'est pourquoi les installations techniques se font de nuit, jusqu'à 5 heures du matin.

En attendant de répéter sur le site à partir de début août, de nuit, bien entendu, la troupe constituée par Hossein se retrouve dans la salle des fêtes municipale. Le metteur en scène impose sans peine calme et discipline à ses acteurs. Quand il est satisfait, Robert Hossein lance un vigoureux : « Merci mes frères ! » Une exclamation qui revêt une force toute singulière.

■ Dans cette interview enregistrée dans les studios de la radio chrétienne Présence Lourdes Pyrénées pour le site www.lourdes-france.org le 26 juillet 2011, Robert Hossein évoque son spectacle "Une femme nommée Marie" : les origines du projet, les moyens pour le faire, son sens...



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Paru le 4 janvier 2018

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