Simon Derache, l’ouvreur des chemins de saint Colomban

agrandir Simon Derache le 18 avril 2016 à Orléans, durant son pèlerinage sur le Chemin de l’exil de saint Colomban.
Simon Derache le 18 avril 2016 à Orléans, durant son pèlerinage sur le Chemin de l’exil de saint Colomban. © Simon Derache
Simon Derache le 18 avril 2016 à Orléans, durant son pèlerinage sur le Chemin de l’exil de saint Colomban.
Simon Derache le 18 avril 2016 à Orléans, durant son pèlerinage sur le Chemin de l’exil de saint Colomban. © Simon Derache

Parti le 28 mars dernier de Luxeuil-les-Bains (Haute-Saône), Simon Derache pense arriver le 7 juillet à Bobbio, en Italie. Lors de son passage à Paris, ce jeudi 19 mai, nous l’avons rencontré à l’ambassade d’Irlande, où avait lieu l’ouverture des chemins européens de saint Colomban.

À propos de l'article

  • Publié par :Gaële de La Brosse
  • Édité par :Cécile Picco
  • Publié dans Pèlerin
    25 mai 2016

"Tout au long de mon parcours, explique Simon Derache, je suis bien accueilli. Saint Colomban n’est pas très connu, mais j’en profite pour raconter sa vie et ses voyages extraordinaires !"

Né vers 540 dans le comté de Leinster, en Irlande, ce moine passa en effet une grande partie de sa vie sur les routes, pour évangéliser et fonder des monastères.

 Le Chemin européen de saint Colomban. © Amis de saint Colomban

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Grâce à son hagiographe Jonas de Bobbio (VIIe s.), ses voyages ont été retracés, et deux itinéraires principaux ont été identifiés : le « Chemin européen de saint Colomban », qui part de Bangor, dans la baie de Belfast (Irlande du Nord), pour arriver à Bobbio, en Italie, sa dernière fondation monastique, où le saint mourut le 21 novembre 615 ;

et « le chemin de l’exil de saint Colomban » qui suit ses traces lorsque, en 610, il fut chassé de Luxeuil par le roi Thierry II et condamné à l’exil.

 Le Chemin de l’exil de saint Colomban. © Amis de saint Colomban


Sur les traces de saint Colomban

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 Simon Derache au début de son périple, le 28 mars 2016, à Luxeuil-les-Bains, au pied de la statue de saint Colomban.

En 2014, Simon Derache, jeune retraité, a bouclé le premier parcours, en reliant Bangor à Luxeuil-les-Bains, et en poursuivant jusqu’à Bobbio ; soit 3200 km en 96 jours. Il effectue ce moment le deuxième itinéraire.

Parti le lundi de Pâques, 28 mars, de Luxeuil-les-Bains, il pense arriver le 7 juillet à Bobbio, en Italie, après être passé par Nantes, Paris, Coblence (Allemagne), Strasbourg, puis la Suisse et l’Autriche. Un périple de 3700 km, que le bon marcheur effectue au rythme de 35 km en moyenne par jour.


Je suis le premier à le réaliser après saint Colomban, remarque Simon Derache. Mais sûrement pas le dernier, même si la plupart des pèlerins ne l’effectueront sans doute que par tronçons !

Pendant son voyage, le marcheur relève en effet les points GPS et identifie les hébergements possibles, ainsi que les sites culturels et spirituels.

"Sur le chemin, poursuit-il, j’essaie d’imaginer ce que le moine voyait. Par exemple, à Autun, les vestiges gallo-romains me permettent de remonter le fil de l’histoire. Mais pour moi, ce pèlerinage est avant tout religieux. Quand je marche, je suis en prière, et j’offre toutes les intentions qui m’ont été confiées."

L’ouverture des chemins européens

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Le jeudi 19 mai 2016, dans les salons de l’ambassade d’Irlande, à Paris, Simon Derache montre le parcours qu’il est en train d’effectuer. © Gaële de La Brosse

Le jeudi 19 mai dernier, à l’occasion de son passage à Paris – où il était à mi-chemin de son voyage –, une réception s’est tenue dans les salons de l’ambassade d’Irlande. Sous la présidence de S. E. Géraldine Byrne Nason, ambassadeur d’Irlande en France, et en présence des responsables des différentes associations colombaniennes, les chemins européens de saint Colomban ont été ouverts.

En fin d’année, leur géolocalisation devrait permettre de suivre les traces de ce « marcheur de Dieu » qui a provoqué l’éclosion de plus de quarante monastères et dont les écrits, toujours d’actualité dans le débat sur l’identité européenne, lui ont valu le surnom de « Père de l’Europe ».

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Paru le 23 novembre 2017

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