Saint-Sever-Calvados (Calvados)

agrandir L'église de Saint-Sever.
L'église de Saint-Sever. © Association Les Chemins de saint Michel
L'église de Saint-Sever.
L'église de Saint-Sever. © Association Les Chemins de saint Michel

La commune de Saint-Sever porte le nom de l'’abbaye bénédictine qui est à l’origine du bourg et de son développement. Cette abbaye fut fondée au XIe siècle par Hugues Le Loup, vicomte d'’Avranches.

Les chemins de Chartres, Tours et Paris vers le Mont-Saint-Michel

À lire aussi

À propos de l'article

  • Créé le 28/02/2014
  • Publié par :Gaële de La Brosse, avec l'association Les Chemins de saint Michel
  • Édité par :Estelle Couvercelle
  • Publié dans Pèlerin
    28 février 2014

L’abbaye bénédictine de Saint-Sever fut fondée au XIe siècle par Hugues Le Loup, vicomte d’Avranches, à l’emplacement du tombeau et de la cellule de saint Sever, ancien évêque d’Avranches qui s’était retiré dans la forêt pour finir sa vie en ermite.

L’église abbatiale est l’un des plus beaux fleurons de l’architecture religieuse du bocage normand. Sa tour-lanterne, malheureusement inachevée, s’inspire de celle de Coutances ; ses culots représentent des motifs végétaux et animaliers (lion, dragon, basilic).

L’intérieur possède un riche patrimoine, notamment des verrières du XIIIe siècle. Celle de droite illustre la vie de saint Sever, celle de gauche l’Arbre de Jessé et la vie du Christ.

Les pèlerins seront également intéressés par un fragment de croix en calcaire, datant du XIVe siècle, et possédant des traces de polychromie. Sur une face est représentée la Crucifixion, sur l’autre la Vierge à l’Enfant. Cette œuvre constitue un rare témoignage des croix gothiques placées aux carrefours ou en bordure des chemins.

Sur cette commune, deux éléments patrimoniaux sont également liés au pèlerinage. Le socle de la croix, tout d’abord, implantée en 1686 au croisement des anciens chemins menant à Avranches et à Villedieu ; l’inscription qui y figure prouve qu’elle servait à indiquer leur route aux voyageurs.

Enfin, dans la forêt de Saint-Sever, la Pierre couplée, liée à une légende. On dit que quand le Mont-Saint-Michel tremble jusque dans ses fondations les jours de tempête, c’est parce qu’il y manque cette troisième pierre angulaire que Satan, construisant le monastère pour relever un défi de l’Archange, laissa tomber à cet emplacement à cause de son poids excessif.


Sever naquit dans le Calvados, dans une famille peu aisée. Il s’attacha d’abord au service d’un seigneur du pays nommé Corbec, qui était plongé dans les ténèbres de l’idôlatrie ; il le convertit par son exemple. Se sentant attiré par une vocation solitaire, il se retira au milieu d’un bois. Mais de nombreux disciples vinrent le rejoindre. Une communauté naquit, et un monastère fut fondé.

Lorsque Sénier, évêque d’Avranches, mourut, Sever fut choisi pour lui succéder. Celui-ci accepta, mais continua à mener une vie austère, faite de jeûnes et de sacrifices. Dans l’exercice de son ministère, il était particulièrement attentif aux pauvres, auxquels il donnait des aumônes abondantes. Mais Sever souhaita revenir à sa chère solitude. C’est dans sa retraite qu’il mourut. Richard, duc de Normandie, ordonna que son corps fût transféré à Rouen.

Vos commentaires

0 Commentaire Réagir

Paru le 20 juillet 2017

Notre Librairie

Voyages et croisières