Le chemin de Caen vers le Mont-Saint-Michel

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L'église Saint-Michel-Vaucelles, à Caen. © Association Les chemins de Saint-Michel
L'église Saint-Michel-Vaucelles, à Caen.
L'église Saint-Michel-Vaucelles, à Caen. © Association Les chemins de Saint-Michel

De Caen au Mont-Saint-Michel, le chemin le plus fréquenté par les pèlerins était certainement celui qui passait par Villers-Bocage, Pontfarcy et Villedieu-les-Poêles, toujours aussi emprunté aujourd’hui puisqu’il est devenu une autoroute (A 84)…

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À propos de l'article

  • Créé le 28/02/2014
  • Publié par :Gaële de La Brosse, avec l'association Les chemins de Saint-Michel
  • Édité par :Estelle Couvercelle
  • Publié dans Pèlerin
    28 février 2014

De Caen au Mont-Saint-Michel, le chemin le plus fréquenté par les pèlerins était certainement celui qui passait par Villers-Bocage, Pontfarcy et Villedieu-les-Poêles, toujours aussi emprunté aujourd’hui puisqu’il est devenu une autoroute (A 84)…

Il a donc fallu étudier une voie secondaire. Les recherches historiques ont alors révélé que l’ancienne voie romaine qui reliait Vieux, capitale des Viducasses, située quelques kilomètres au sud de Caen, à Avranches, cité des Abrincates, constituait le second chemin montais au départ de Caen.

Un témoignage montre que cet axe a notamment été emprunté à la fin du Xe siècle par des clercs rouennais se rendant en pèlerinage au Mont-Saint-Michel. Il correspond, pour sa plus grande part, au « Grand chemin de Bretagne » de l’Ancien Régime. Le courrier, les marchandises, les voyageurs et les pèlerins ont donc suivi cette route, de l’Antiquité à la fin du XVIIIe siècle.

Après Caen, ancienne cité ducale dont le patrimoine et l’histoire invitent le marcheur à s’attarder dans ses rues, le chemin actuel emprunte cet axe antique jusqu’à Hamars. De La Graverie à Saint-Sever, ce chemin millénaire apparaît dans le cadastre napoléonien sous le nom de « chemin montais ».

Saint-Sever s’est développé autour de l’abbaye bénédictine fondée au XIe siècle, à l’emplacement du tombeau et de la cellule de l’ermite Sever. Seul vestige, l’église abbatiale est un remarquable exemple du style gothique normand.

Le chemin actuel délaisse ensuite la voie romaine pour rejoindre Villedieu-les-Poêles et suivre le chemin montais qui aboutissait dans la baie du Mont. Ce chemin verdoyant traverse de nombreux petits villages nichés dans le bocage normand. Il suit les vallées, en profitant des chemins de crête et de pittoresques chemins creux. Indissociables du paysage normand, ces chemins serpentent dans la campagne. Empruntés depuis des siècles, ils semblent avoir été creusés par le passage de l’homme dans les bois, formant comme des tunnels de verdure.

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Paru le 16 novembre 2017

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